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Le Royaume-Uni réaffirme son appui au plan d’autonomie marocain comme «la base la plus crédible, viable et pragmatique pour la paix au Sahara»
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Mais, paraît-il, la question dépasserait l’actuel Conseil de la ville. Contactés par «Libé», des responsables communaux ont affirmé avoir exploré toutes les possibilités de déplacement du centre vers un autre site que celui de la Maâmora, en vain. «Nous avons d’abord proposé que le centre soit aménagé sur la route d’Akrach, à Rabat. Mais malheureusement, il y avait une réticence de la part de l’Agence d’aménagement du Bouregreg. L’Agence a refusé que ce centre soit implanté à côté de la rivière, à la symétrie par rapport au site de transfert de Rabat», explique l’adjoint au maire de Salé chargé de la gestion déléguée, Abdellatif Soudou. «Devant le refus de l’Agence, notre commune a essayé de trouver d’autres sites à Laâyiada et Hay Essalam-Tabriket. Malheureusement, ces sites n’étaient pas techniquement éligibles», regrette l’adjoint au maire. Et ce n’est pas fini. Toujours selon ce responsable, «nous avons décidé, - commune urbaine de Salé et collectif associatif compris -, de déplacer le site loin de la population côté échangeur autoroutier Rabat-Tanger-Meknès, mais là encore notre proposition n’a pas été acceptée par le Wali de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër». M. Soudou en réfère à une lettre qui leur aurait été envoyée par le Wali, dans laquelle ce dernier leur aurait signifié ce refus en ajoutant qu’il était pour le maintien du centre au niveau de la Maâmora.
«De tout cela, il ressort que le seul site qui reste est celui de la Maâmora», conclut M. Soudou, résigné.
Mais ce n’est pas de cette oreille que l’entend le Collectif associatif. Affirmant avoir déjà interpellé plusieurs institutions, -gouvernementales ou non gouvernementales, entre autres le ministère de l’Intérieur et le Haut commissariat aux eaux et forêts-, ce Collectif lance aujourd’hui une campagne de pétitions auprès de la population de Sala al-Jadida. La bataille ne fait que commencer … Car cette opération préfigure une série de sit-in qui seront couronnés par un grand rassemblement de protestation le 18 avril prochain, à l’occasion de la journée mondiale de la Terre.
«Au moment où il est question d’élaborer la Charte nationale de l’environnement, voilà un projet anachronique qui risque de porter un coup dur aux efforts, déployés en amont et en aval, pour préserver notre environnement», font constater les militants associatifs. Déjà la forêt de Maâmora est soumise à de fortes pressions : surexploitation, surpâturage, braconnage, jets d’objets non-dégradables… Ce sont là autant de dangers qui planent sur l’écosystème Maâmora. «Le projet de décharge risque d’achever cet écosystème, ou ce qui en reste», renchérit le collectif associatif, soulignant que le seul poumon que représente la forêt pour la région est en danger d’asphyxie.








