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Cette participation s’inscrit dans le cadre de la présence active et continue de l’OFI au sein des instances internationales engagées dans la défense des questions liées aux femmes et à leurs droits, en particulier dans les contextes de conflits armés et de crises humanitaires.
Cette rencontre internationale a constitué l’occasion de réaffirmer le rôle des organisations progressistes et de gauche à travers le monde dans la promotion de la protection des femmes et des filles contre les violations liées à la guerre, et la consolidation d’une culture de tolérance zéro envers les crimes commis à leur encontre, que ce soit via les mécanismes judiciaires internationaux ou les dispositifs onusiens dédiés aux droits humains.
Lors des sessions parallèles de l’Internationale socialiste des femmes, organisées sous le thème : «Briser l’impunité et garantir la protection : un programme d’action pour les femmes victimes de violence en temps de guerre», le débat s’est axéautour de la problématique de la violence systématique exercée contre les femmes dans les zones de conflit.
Les participants ont souligné que la guerre ne se limite pas à provoquer des pertes humaines et destructions, mais étend également ses effets aux corps des femmes, à leur dignité, ainsi qu’à leur sécurité psychologique et sociale, laissant des traces profondes souvent plus lourdes que les armes elles-mêmes.
Les discussions ont porté sur deux axes principaux. Le premier concernait la nécessité de mettre fin à l’impunité, considérée comme une condition essentielle pour mettre un terme aux crimes commis contre les femmes et les filles dans les zones de guerre, et poursuivre les auteurs tout en empêchant toute protection des responsables de crimes de guerre.
Le second portait sur l’élaboration d’un programme d’action global visant à accompagner les femmes victimes de violence, et à leur offrir des dispositifs de soutien juridique, sanitaire, psychologique et social, afin de leur permettre de reconstruire leur vie et de renforcer la résilience collective.
Les intervenants ont indiqué que la violence envers les femmes dans les conflits n’est ni un acte accidentel ni un dommage collatéral. Elle est utilisée délibérément comme un outil destiné à semer la terreur, déstructurer le tissu social et affaiblir la capacité de résistance des communautés ciblées. Malgré la reconnaissance internationale de ces pratiques comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité, des milliers de femmes -en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie ou encore en Ukraine- continuent d’y être exposées, faute de mécanismes de protection et de justice suffisamment efficaces.
Les congressistes ont souligné que la défense des femmes dans les zones de conflit dépasse le simple registre de la solidarité : elle constitue un combat éthique et politique visant à placer la dignité humaine au cœur des priorités internationales, à instaurer des normes mondiales rigoureuses contre la violence basée sur le genre, et à transformer la souffrance individuelle en conscience collective et en processus global de réparation.
H.T










