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Le Royaume a été représenté à cette rencontre visant à renforcer la coopération judiciaire, à favoriser l’échange d’expériences entre les Juridictions constitutionnelles africaines et à soutenir le rôle de la justice constitutionnelle dans la consécration des principes de la souveraineté du droit et la protection des droits et libertés, par le Président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Amine Benabdallah.
A cette occasion, M. Benabdallah a affirmé que cette réunion constitue une occasion idoine de partager l’expérience marocaine dans ce domaine, à travers la mise en lumière de la jurisprudence enracinée de la Cour constitutionnelle du Royaume, partant de la conviction profonde et ancrée que la pratique juridictionnelle demeure le véritable critère d’efficacité du juge constitutionnel, la source essentielle de l’évolution de sa pensée et le moteur permanent de la révision des cadres régissant son action.
Dans une déclaration à la MAP, il a précisé que la participation à cette réunion contribue au renforcement des relations judiciaires solides liant la Cour constitutionnelle marocaine à la Cour constitutionnelle suprême égyptienne, mettant en avant l’engagement efficient du Royaume dans les processus de coopération constitutionnelle africaine et internationale.
De son côté, le président de la Cour constitutionnelle suprême d’Egypte, Boulos Fahmy, a indiqué que la justice constitutionnelle africaine a contribué à l’ancrage des concepts de démocratie, de bonne gouvernance et de stabilité sociétale, ainsi qu’à l’établissement des principes des droits et libertés et de la justice sociale.
Dans une allocution prononcée lors de la séance d’ouverture, il a relevé que les juges constitutionnels sont les garants de la préservation des Constitutions et de la protection des droits et libertés, insistant sur le fait que la Constitution demeure un texte suspendu entre l’idéal et la réalité si elle ne s’appuie pas sur une justice indépendante capable d’en assurer la protection et l’application, dans un équilibre entre la préservation de la stabilité des Etats et la préservation des droits et libertés de leurs peuples.
Pour sa part, le président de la Chambre des représentants égyptienne, Hicham Badawi, a souligné que cette réunion se veut une plateforme de dialogue constructif et un cadre privilégié pour l’échange d’expertises, assurant ainsi un lien étroit entre les institutions de justice constitutionnelle du continent africain, notant que la participation des représentants des institutions constitutionnelles africaines illustre l’importance de l’unification des standards constitutionnels, à travers la coopération entre l’ensemble des juridictions, en vue de l’édification d’un système intégré consacré à la primauté de la justice et du droit.
De son côté, le ministre égyptien de la Justice, Adnan Fangari, a précisé que cette réunion de haut niveau constitue un cadre continental important, auquel l’Etat accorde une importance particulière, dans le cadre du partenariat africain visant à consacrer la justice constitutionnelle et son rôle dans la garantie de la stabilité des sociétés, précisant que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par l’accroissement des défis et l’accélération des mutations, d'où l'importance de la coopération judiciaire.
A noter que cette 9e réunion examinera plusieurs thématiques portant notamment sur l’indépendance de la justice constitutionnelle en vue d’assurer un équilibre entre les trois pouvoirs dans l’exercice du contrôle de constitutionnalité, les défis liés aux technologies et à l’intelligence artificielle, ainsi que sur les limites des compétences de la justice constitutionnelle.








