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Le président américain n'a pas pu mettre totalement à distance la mort samedi à Minneapolis (Minnesota, nord) d'Alex Pretti, un infirmier de 37 ans abattu par des agents fédéraux pendant une manifestation contre ICE. Son décès a suscité une vive indignation.
Dans une interview à Fox News sur place, il a annoncé une "petite désescalade à Minneapolis", où une autre manifestante, Renee Good, avait été tuée début janvier par l'un des milliers d'agents fédéraux déployés dans la ville.
Lors du même entretien, il a assuré: "L'inflation, nous avons résolu le problème. C'est réglé".
Cela alors que les sondages font tous état d'un mécontentement croissant sur le pouvoir d'achat.
La confiance des consommateurs a plongé en janvier à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, plombée par le coût de vie, selon un baromètre de référence publié mardi.
"Nous devons gagner les +midterms+" sans quoi "de très mauvaises choses arriveront", a dit le président américain en Iowa, un Etat rural du centre du pays, où il a promis de soutenir le secteur du biocarburant.
Son discours a été interrompu par des manifestants, dont les cris n'étaient pas audibles, qu'il a qualifiés d'"agitateurs rémunérés". Au passage de son convoi, des groupes d'opposants au président républicain ont brandi des pancartes critiquant ICE.
Donald Trump a souligné avec insistance que le scrutin de l'automne prochain, qui renouvelle un tiers des sièges du Sénat et la totalité des sièges de la Chambre des représentants, était traditionnellement défavorable au parti présidentiel.
Les républicains, qui contrôlent aujourd'hui le Congrès, voient monter avec inquiétude l'impopularité du président américain.
Ce dernier a promis de faire campagne vigoureusement, de manière à transformer ces législatives en référendum sur sa personne et son bilan.
Ce qui sera crucial pendant ce scrutin, "c'est la motivation" des électeurs, explique à l'AFP Lonna Atkeson, politologue à la Florida State University.
"Les républicains ne seront pas très motivés pour sortir de chez eux et soutenir des candidats républicains (...). Mais les démocrates sont motivés à l'idée de montrer leur colère", explique-t-elle.
L'Iowa, aujourd'hui un fief conservateur, est célèbre aux Etats-Unis pour être l'Etat qui lance les primaires avant l'élection présidentielle.
Lors du scrutin principal à l'automne 2024, Donald Trump s'y est largement imposé face à la démocrate Kamala Harris, en faisant campagne sur deux grandes promesses: relancer le pouvoir d'achat et expulser en masse des immigrés clandestins.
Or sur ces deux aspects, une nette majorité des Américains se disent désormais mécontents de son action - même si, dans le cas de l'immigration, ce sont davantage les méthodes que l'objectif affiché par le gouvernement qui sont critiquées.
Les démocrates sont désormais déterminés à empêcher le président de financer sa lutte contre l'immigration, ce qui fait courir le risque d'une nouvelle paralysie budgétaire, après que Donald Trump a déjà été confronté en octobre au "shutdown" le plus long de l'histoire des Etats-Unis.









