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Cette intervention chirurgicale de pointe, réalisée le 29 mars, a mobilisé deux équipes multidisciplinaires de l'INO et du Centre hépato-biliaire de l'Hôpital français Paul Brousse, composées de chirurgiens, gastroentérologues, hépatologues, réanimateurs, radiologues, anatomopathologistes, biologistes et pharmaciens, dans le cadre d'un programme de transfert d'expertise et d'autonomisation en matière de transplantation hépatique, a indiqué mercredi le Pr Mohsine Raouf, chef de service de chirurgie oncologique digestive à l'institut.
"Il s'agit d'un progrès énorme dans le secteur de la santé au Maroc", a souligné le Pr. Raouf dans une déclaration à M24, chaîne d'information en continu de la MAP, expliquant que ce genre d'interventions chirurgicales étaient jusqu'ici pratiquées uniquement à l’étranger pour un coût très élevé. Une fois l'expertise acquise, a-t-il relevé, l'ambition est de pouvoir réaliser dans l'avenir des opérations de ce genre par une équipe médicale 100% marocaine.
De son côté, le directeur du CHU Ibn Sina Abdelkader Errougani a assuré que cette transplantation hépatique ou transplantation du foie, d'un jeune donneur vivant de 28 ans en faveur de sa maman de 63 ans "s'est déroulée comme il faut aussi bien lors de l'intervention qu'en phase postopératoire".
Elle a consisté en deux opérations distinctes, la première pour le prélèvement auprès du donneur vivant qui a duré plus de 6 heures, alors que la seconde a nécessité une douzaine d'heures pour prélever le foie malade chez la patiente et procéder à la greffe, a-t-il expliqué.
Les deux patients ont été ensuite placés en soins intensifs pour prévenir d'éventuelles complications telles que le rejet ou l'infection. Selon lui, cette intervention est le fruit de longs mois de préparation avec l'aide de l'équipe française de l'Hôpital Paul Brousse, en établissant régulièrement des bilans de santé et de comptabilité ainsi qu'en organisant des réunions entre différents spécialistes.
"C'est une immense joie d'avoir subi et survécu à l'opération après plusieurs années de combat contre la maladie", s'est réjouie la patiente, native en 1959 à Kénitra, qui suit désormais une rééducation thérapeutique.
Elle n'a pas manqué de remercier le staff médical et paramédical pour son accompagnement dévoué tout au long de l'opération et lors de sa rééducation. Cet exploit illustre à bien des égards les avancées scientifiques indéniables enregistrées dans le domaine de la médecine, plus précisément en matière de techniques et d'expertise de chirurgie. En témoigne le nombre d'opérations de greffes et de transplantations menées dans les centres hospitaliers marocains.










