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Pour servir l'agenda d' un quarteron de généraux: Le régime algérien s'oppose au règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain


Talaâ Saoud Al Atlassi
Jeudi 27 Janvier 2022

Pour servir l'agenda d' un quarteron de généraux: Le régime algérien s'oppose au règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain
Le régime algérien ne veut pas un règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain car ce qui compte pour lui, c'est de servir l'agenda d'un quarteron de généraux, estime le journaliste-écrivain, Talaâ Saoud Al Atlassi. Dans un article publié sur le site d'information ''Machahid 24'' sous l'intitulé évocateur ''En Algérie, les généraux saignent l’Etat'', le chroniqueur relève que tous ceux en Algérie qui détiennent le pouvoir ne veulent pas un règlement du conflit autour du Sahara marocain car ''ce qui compte le plus pour eux, c'est que le statu quo s'éternise, leur donnant ainsi l'occasion d'asseoir leur mainmise sur l'Algérie politiquement et économiquement''. ''Si l'intérêt de l'Algérie et du peuple algérien dans le règlement de ce conflit artificiel au sujet duquel la communauté internationale a établi une feuille de route claire, favorise la relance du développement de ce pays et son ouverture vers un horizon maghrébin porteur pour les peuples de la région dont le peuple algérien en fait partie, il n'en reste pas moins qu'en Algérie, il n'existe point d’Etat, seulement un quarteron de généraux'', note-t-il avant d'ajouter qu'''en l'état actuel des choses, l'intérêt général passe à la trappe, la décision étant monopolisée par ceux qui contrôlent les rouages de l'Etat, en l'occurrence le chef d'état-major et le quarteron de généraux sous ses ordres''. Tout en faisant remarquer que l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Staffan De Mistura, a effectué sa visite en Algérie en ayant à l'esprit la dernière résolution du Conseil de sécurité au sujet du conflit du Sahara marocain ainsi que l'organisation de négociations quadripartites en vue de trouver une solution réaliste et politique durable et à laquelle adhèrent les quatre parties prenantes, Talaâ Saoud Al Atlassi note que M. De Mistura misait dans sa pensée sur une réactivité de l'''Etat'' vis-à-vis de la résolution onusienne mais il s'est vite rendu compte qu'il n'avait pas affaire à un Etat, mais uniquement une volonté de faire perdurer le conflit au profit d'un quarteron de généraux qui dirigent le pays. Et d'estimer qu'''il n'existe pas en Algérie un Etat selon la définition convenue, seulement une composante civile instrumentalisée par un quarteron de généraux sans attributs officiels dans les rouages de l’Etat gérant à sa guise le pays''. C'est pourquoi, souligne-t-il, ''la communauté internationale dont le monde arabe, se trouve face à des représentants de l’État qui ne sont pas les vrais décideurs. Et le comble, c'est que les composantes apparentes et occultes de l’Etat sont à l'opposé des fondamentaux de l’Etat, sa culture, sa pondération et ses engagements constitutionnels''. Il relève aussi que ''le régime algérien a fait siens une logique propre au milieu du banditisme au détriment d'une logique d’Etat dans son attitude au sujet de l'organisation du sommet arabe à Alger, soutenant que cette bande de généraux a cherché à reporter sine die ce sommet pour empêcher sa tenue en Algérie en interférant dans son ordre du jour. Et pour cause, poursuit-il, ''ce qui compte après tout pour les généraux du régime algérien, c'est de préserver l'intérêt de leur bande en faisant en sorte que le Maroc reste un ennemi et que cette inimitié s'aggrave davantage. Car, ils savent très bien qu'un sommet arabe ne peut jamais avoir lieu sans le Maroc ou encore contre le Maroc''. ''C'est pour cette raison qu'ils ont opté pour la surenchère en voulant faire une association improbable entre la cause palestinienne dans ses dimensions historique et panarabe et les velléités indépendantistes provoquées et parrainées exclusivement par l'Algérie. Une surenchère entretenue dans un but médiatique pour se libérer en fin de compte du complexe du sommet'', écrit-il. Il souligne, à ce propos, que ''depuis que le régime algérien a pris le parti de cette illusion indépendantiste dans le Sahara marocain, la Ligue arabe a toujours pris ses distances par rapport à ce sujet, refusant de discuter le plaidoyer algérien en faveur de la reconnaissance du mouvement indépendantiste proclamé et ce, en raison de son illégalité et aussi l'inexistence d'un précédent dans le monde arabe sur les plans historique et géographique. Une démarche adoptée par les pays membres. Mieux, les pays membres de la Ligue arabe se déclarent aujourd'hui dans leur majorité en faveur de la Marocanité du Sahara et contre la thèse indépendantiste promue par l'Algérie''. Tout en notant que la liste des exactions des généraux selon une logique propre au milieu du banditisme et non pas selon la logique d’Etat, est longue, ce qui complique les rapports entre le régime algérien et la communauté internationale, Talaâ Saoud Al Atlassi conclut qu'''un Etat dirigé par un quarteron de généraux prédateurs est un Etat qui souffre d'une anémie politique, sans immunité et en manque de clairvoyance. Cela dit, il convient aujourd'hui de connaître l'identité de l’Etat algérien pour que le pays dispose d'un interlocuteur responsable et patriote tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, un interlocuteur qui ne provoque pas de crise extérieure ou encore s'invente un ennemi étranger qui sert d'épouvantail pour détourner l'attention de ses crises internes et du soulèvement populaire qui s'embrase.


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