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Dans une interview accordée à Sky News Arabia, Massad Boulos a estimé que ce contentieux régional a connu ces derniers mois des «progrès significatifs», grâce notamment à l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon Massad Boulos, ce texte constitue un «tournant politique majeur» car il a permis de revitaliser le processus onusien et d’obliger les parties à renouer le dialogue. «La résolution a ouvert la voie à des réunions rassemblant les quatre parties impliquées dans le conflit, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario», a-t-il expliqué. Il a qualifié ces échanges de «relativement positifs et productifs», tout en exprimant l’espoir de voir de nouvelles avancées lors de la prochaine phase.
Selon lui, les Etats-Unis continueront de soutenir une solution politique négociée et mutuellement convenue, dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. «Le dialogue reste la meilleure option pour mettre fin à ce conflit régional», a-t-il insisté, appelant l’ensemble des parties à saisir la dynamique actuelle pour parvenir à une issue durable.
Sur le plan bilatéral, le conseiller du président américain a mis l’accent sur la profondeur des liens entre Washington et Rabat, qu’il a décrits comme «parmi les plus anciens et les plus solides au monde». «Notre partenariat s’étend sur plus de deux siècles et demi », a-t-il rappelé, y voyant le reflet d’une coopération stratégique exemplaire.
Cette relation privilégiée s’est récemment consolidée par plusieurs visites officielles de responsables américains au Maroc, notamment celle du secrétaire d’Etat adjoint Christopher Landau et du général Dagvin Anderson, commandant d’AFRICOM. Ces déplacements ont permis d’aborder les questions de sécurité et de coopération militaire.
Massad Boulos a également salué l’organisation de l’exercice «African Lion 2026», qu’il considère comme l’une des plus grandes manœuvres militaires multinationales de la région. «Le Maroc s’impose comme un partenaire stratégique avancé des Etats-Unis pour les questions de défense et de sécurité régionales», a-t-il précisé.
S’agissant du volet diplomatique, l’ouverture du nouveau consulat américain à Casablanca a été qualifiée de «réalisation significative». Il a précisé à ce propos que le Maroc accueille la plus ancienne mission diplomatique américaine au monde, à Tanger, un symbole fort de la continuité des relations bilatérales.
Tout en réaffirmant l’importance du partenariat avec le Maroc, Massad Boulos a tenu à souligner que Washington entretient également des relations «importantes et stratégiques» avec l’Algérie, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et de coordination sécuritaire dans la région du Sahel, ainsi que de coopération économique.
Concernant l’attaque récente ayant visé la ville de Smara, le responsable américain a réaffirmé la condamnation par son pays de «toute action susceptible de menacer la stabilité ou de compromettre les efforts de désescalade et le processus politique».
Les déclarations successives des responsables américains à propos de la question du Sahara marocain ne laissent aucune place à l'ambiguïté : la volonté des Etats-Unis est désormais de clore ce dossier. Plus qu'une simple inclination diplomatique, c'est une stratégie assumée que Washington déploie, avec constance et méthode, sous l'égide des Nations unies. En saluant des «progrès significatifs», en réaffirmant son soutien à une solution politique négociée, en condamnant sans détour les actes de violence, Massad Boulos agit comme le porte-voix d'une administration déterminée à en finir avec un conflit artificiel qui n'a que trop duré.
Mourad Tabet








