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Le Mondial qatari pourrait-il affecter la candidature marocaine pour l’édition 2026 ?




Le Maroc est candidat officiel pour la cinquième fois à l’organisation des phases finales de la Coupe du monde FIFA. Après avoir manqué les éditions de 1994, 1998, 2006 et 2010 remportées respectivement par les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Allemagne et l’Afrique du Sud, c’est parti donc pour une nouvelle campagne, celle du Mondial 2026.
Apparemment, celle-ci se veut beaucoup plus délicate que les premières puisqu’elle intervient juste après le Mondial qatari prévu en 2022. Car tout le monde sait que cet Etat du Golfe a mobilisé de gros moyens financiers pour mener à terme son projet, même s’il a revu à la baisse son budget passant désormais à 9,4 milliards d’euros environ au lieu de 20,5, soit l’équivalent de l’enveloppe fixée par la Russie pour l’organisation du Mondial 2018.
Là où ça se complique, c’est que l’édition 2022 sera un repère et la suivante devra être bien meilleure. Rien que pour les stades, le Qatar a vu grand même s’il a décidé de ne construire que huit stades au lieu de 12. Ces enceintes se caractérisent par un design futuriste avec comme option une climatisation pour assurer un plein confort  aux spectateurs.
Ici chez nous, l’on dispose, certes, de quelques stades conformes aux normes internationales, mais, hélas, leur construction est en béton armé. Ce qui n’est pas esthétique d’autant que les passionnés du foot garderont en mémoire l’architecture high tech des stades qataris  où l’acier trône en maître absolu d’une structure dont la beauté n’a d’égal que le caractère futuriste.
Autre élément qui risquerait de jouer un vilain tour à la candidature marocaine est que tout flop, désagrément ou incident enregistré lors de l’édition qatarie pourrait être payé cash par le Maroc. Dans la mesure où il serait difficile d’éviter les présupposés de la FIFA qui ne manquerait pas de faire un parallélisme entre le Maroc et le Qatar, deux pays arabo-musulmans aux coutumes plus ou moins conservatrices.
Hormis le déroulement du Mondial 2022, le dossier marocain se trouve concurrencé pour l’édition 2026 par de sacrés postulants : la candidature conjointe des pays américains, Etats Unis, Canada et Mexique. Que du lourd et donc, l’optimisme mesuré devrait être de rigueur.
A rappeler que le Mondial 2026 verra pour la première fois la participation de 48 sélections au lieu de 32 actuellement. Quant au nom du pays hôte, il sera annoncé en mai 2020, sachant  que la procédure d’attribution se déroulera en quatre étapes : «Une première phase stratégique et de consultation entamée entre mai 2016 et mai 2017), une 2ème de préparation des candidatures (de juin 2017 à décembre 2018), une 3ème  d'évaluation (de janvier 2019 à février 2020) et une dernière phase se terminant par une décision en mai 2020", avait précisé la FIFA lors de son Conseil de Mexico en mai 2016.

Mohamed Bouarab
Mercredi 16 Août 2017

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