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Rappelant la portée spirituelle et sociale de ce mois, censé être placé sous le signe de la solidarité et du partage, Khaddouj Slassi a souligné que la réalité vécue par les citoyens est tout autre. Chaque année, a-t-elle dénoncé, la forte demande sur des produits de première nécessité comme les dattes, les fruits secs, les légumineuses ou encore le poisson devient le terrain fertile de pratiques spéculatives éhontées.
Au lieu d’un allègement des prix en cohérence avec les valeurs de fraternité propres à cette période, les marchés connaissent, selon la députée ittihadie, une flambée injustifiée des tarifs, accompagnée de phénomènes de pénurie artificielle et de rétention des stocks. Des dérives qui frappent de plein fouet les ménages aux revenus modestes, déjà étranglés par la cherté de la vie et l’inaction persistante du gouvernement.
Face à cette situation, Khaddouj Slassi a exigé des réponses claires sur les mesures concrètes que compte prendre l’exécutif pour garantir un approvisionnement normal des marchés et prévenir toute forme de rareté. Elle a également insisté sur la nécessité d’appliquer rigoureusement la loi contre les spéculateurs, les intermédiaires véreux et les manipulateurs de prix qui profitent cyniquement du mois sacré.
Une interpellation qui met en lumière, une fois de plus, l’écart entre les discours rassurants du gouvernement et la réalité quotidienne des Marocains, livrés à eux-mêmes face à des marchés de plus en plus dérégulés.
M.O







