Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Adieux tonitruants de Zouhair Feddal à la sélection nationale

Vexé par son éviction de la liste du sélectionneur Hervé Renard le défenseur du Betis Séville a annoncé la fin de sa carrière internationale.




Adieux tonitruants de Zouhair Feddal à la sélection nationale
De prime abord, la retraire internationale annoncée par Z. Feddal sur ses comptes Instagram et Twitter : "C'est toujours un honneur de porter le maillot de la sélection nationale, mais je prends cette décision dans l'intérêt de tous", peut s’apparenter à la décision d’un joueur qui aimerait se focaliser sur sa nouvelle aventure. Mais la deuxième partie du post envoyé par le finaliste de la Copa del Rey (Coupe d'Espagne) avec le Deportivo Alavès la saison passée et transféré au Betis Séville, contre 2,5 millions d'euros pour un contrat de 4 ans, dissimule des motivations un peu plus complexes.
Quelques heures après l’annonce, le mystère s’est éclairci. Selon Achraf Benayad, journaliste de la chaîne qatarie, BeIn Sports, le joueur qui totalise 14 sélections avec les Lions de l'Atlas a eu un échange téléphonique avec le sélectionneur et l’a informé qu’il ne viendrait plus tant qu’il en serait le boss.
Le natif de Tétouan, unique titulaire de la dernière défaite contre le Cameroun à ne pas être convoqué par le sélectionneur Hervé Renard pour la double confrontation contre le Mali (1er et 5 septembre), aurait mal vécu le manque de considération du staff technique, et perçu cette non convocation comme une sanction relative à sa désastreuse prestation à Yaoundé, lors de laquelle il a été grandement responsable sur l’unique but de la rencontre, inscrit par l’attaquant camerounais, V. Aboubacar.
Feddal qui a fait ses débuts avec l'équipe nationale en 2012 sous les ordres de Rachid Taoussi, lors d'une défaite 1-0 contre le Togo, avait déjà été au cœur d’une polémique, en mars dernier, accusant l’entraîneur adjoint de Renard, Mustapha Hadji, d’être la cause de ses non-convocations. Il avait poursuivi son pugilat en mettant en cause le manque de communication entre lui et Hadji, ce qui selon lui, a fait naître un sentiment de malaise entre les deux hommes. Quelques semaines en aval de cette polémique, le défenseur, absent de la dernière Coupe d'Afrique au Gabon, a été rappelé par le sélectionneur national et avait même été titularisé contre le Cameroun, à la faveur du désistement de Benatia.
Quelle décision Hervé Renard prendra-t-il au sujet de Feddal ? Alors que cette épisode ressemble à s’y méprendre à celui de H. Zyech, et rappelle que les valeurs de patriotisme et de respect du maillot de l’équipe nationale se perdent, il est fort à parier que le sélectionneur risque de faire un distinguo entre son cas et celui du gaucher de l’Ajax d’Amsterdam. Même si, sur la forme, l’annonce est du même acabit et prend des allures de tentative de chantage. Ce qui est sûr, c’est que l’absence de Z. Feddal ne déchaînera guère les passions du débat et de l’opinion publique, contrairement à celles nées du cas de Zyech.
C’est ainsi, qu’à l’aube de ses 28 ans, Z. Feddal décide de mettre un terme à une carrière internationale dont les principaux faits d’armes sont une finale avec la sélection U23 du Championnat d’Afrique des nations en 2011 qui se déroula au Maroc, ainsi qu’une participation au tournoi olympique de Londres en 2012. Une retraite, pour le bien de tous, comme il l’a dit, et surtout pour celui de l’équipe nationale, au vu de son médiocre début de saison, marqué par une grotesque faute de placement contre le FC Barcelone et qui fut la cause immédiate d’un but. Ce qui est sûr c’est que le sélectionneur ne regrettera pas l’absence d’un joueur qu’il n’a appelé qu’à deux reprises depuis sa prise de fonction.
D’autant plus que le retour de Benatia et la présence de Saiss et Dacosta, ne laisse que peu de doutes sur la composition de la charnière centrale contre le Mali.  Par ricochet, son désistement fera le bonheur de Yamiq. Le défenseur central du Raja de Casablanca peut ainsi avoir plus de chance de concrétiser les espoirs placés en lui. A l’instar de Bannoun qui, de par la qualité de ses récentes prestations, ne doit plus être qu’à quelques duels aériens gagnés et relances qui cassent les lignes de l’équipe nationale.

Chady Chaabi
Samedi 26 Août 2017

Lu 1055 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










Mots Croisés