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Trêve de supputations




L’instant est trop sérieux pour que l’on se permette de s’adonner à quelque « analyse » que ce soit et qui, plus est, relève plus de la supputation.
Certains analystes « et autres politologues » de circonstance donnent bien l’impression de s’en donner à cœur joie que ce soit sur quelques pages de journaux, de sites électroniques ou de  radios en se basant sur la seule rumeur ou sur quelque entrefilet paraissant dans une publication à la crédibilité pour le moins douteuse.
 Et c’est bien la foire des commentaires et autres « radioscopies » tout aussi insensées !
Le terme « blocage » est trop galvaudé pour être servi à toutes les sauces par les temps qui courent.
Lesdits « spécialistes » auraient dû se rappeler, qu’en Espagne, les urnes avaient désigné un parti vainqueur sans pour autant que celui-ci ait été en mesure de former un gouvernement.  Le « blocage » a duré dix longs mois avant que l’on trouve ou que l’on provoque une issue. Et pour rappel, le terme « complot » n’a pas eu droit de cité.
 La Belgique, pour sa part, a pratiquement vécu le même scénario, mais toujours avec le même flegme et la même sérénité.
Les supposés spécialistes auraient mieux fait encore en se donnant la peine de chercher l’information à la source, en daignant s’adresser à qui de droit.
 Qu’est-ce qu’on n’a pas sorti sur l’USFP en l’occurrence !  Sur ses exigences supposées!  Ses conditions inventées ! Alors que le plus simple raisonnement, la logique surtout, auraient voulu que l’on tienne compte des documents officiels dûment signés et rendus publics par les instances officielles du parti.
Pour rappel, là aussi,  si besoin en est, la Commission administrative nationale du Parti de la Rose a bien précisé qu’elle « considère que tout prochain gouvernement doit être homogène sur la base d’un programme de réforme et d’une méthodologie de travail allant dans le sens du développement des relations avec les partenaires sociaux et de l’écoute des mouvements de protestations, ainsi que la révision des relations avec le Parlement et les différentes institutions sur des bases garantissant son respect de la part de toutes les parties.
Notre pays a besoin d’une politique de développement planifiée et programmée, conformément à une méthodologie des grands chantiers et des projets structurants ne pouvant être édifiés qu’à travers les grands pôles gouvernementaux, de telle sorte qu’elle englobe, et ce conformément à une approche intégrée et complémentaire, l’ensemble des domaines, secteurs et régions ». Conférant ainsi au Parti, à travers son Premier secrétaire et son Bureau politique de poursuivre « les consultations avec le chef du gouvernement désigné pour la participation au prochain gouvernement, sur la base des accords à conclure sur les programmes et sur les principes et les priorités susmentionnées, dans des négociations bilatérales loin de toute bipolarisation artificielle ou conjoncturelle, et ce pour servir l’intérêt de la nation, réaliser les aspirations des masses populaires, répondre aux revendications des forces vives et des acteurs dans tous les secteurs, et de mettre en œuvre la Constitution et poursuivre le chantier de l’édification de la démocratie et de l’Etat de droit ».
Don’t acte. C’est aussi clair que l’eau de roche. A moins que …

Libération
Jeudi 24 Novembre 2016

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