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Record attendu des dépenses mondiales d’importations alimentaires en 2021

Une forte croissance est attendue dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier


Libé
Dimanche 14 Novembre 2021

Les dépenses mondiales d’importations alimentaires devraient atteindre un niveau record en 2021, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

«Les échanges mondiaux de produits alimentaires se sont accélérés et sont sur le point d’atteindre leur plus haut niveau jamais enregistré tant en volume qu’en valeur», a estimé l’agence onusienne dans son rapport semestriel sur les Perspectives de l'alimentation mondiale publié récemment.

Selon les estimations de l’organisation internationale, les dépenses mondiales d’importations alimentaires devraient s’élever à plus de 1.750 milliards d’USD, soit une augmentation de 14% par rapport à l’année précédente et 12% de plus que ce qui était prévu en juin 2021.

L’augmentation des dépenses d’importations alimentaires à l’échelle mondiale « s’explique par la hausse des prix des denrées alimentaires échangées dans le monde et par le triplement des coûts du fret », a indiqué la FAO dans la dernière édition de sa publication semestrielle.

D’après le document, qui se penche sur les facteurs de la hausse des prix des produits alimentaires, du fret et des intrants agricoles, les régions en développement représentent 40% du total des dépenses globales d’importations alimentaires.

Selon les prévisions de l’organisation onusienne, cette année, les dépenses devraient connaître un accroissement de 20% dans ces régions par rapport à 2020.

En raison de la hausse des prix, plus que de l’accroissement des volumes importés, l’agence affirme qu’une croissance encore plus importante est attendue dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier.

Des récentes observations de la FAO, il ressort que « les régions en développement font face à une nette progression des prix des aliments de base, notamment les céréales, les graisses animales, les huiles végétales et les graines oléagineuses, tandis que ce sont les aliments à valeur élevée, notamment les fruits et légumes, les produits de la pêche et les boissons, qui sont les principaux responsables des hausses enregistrées dans les régions développées ».

Si les perspectives concernant la production mondiale des principales céréales restent solides, du fait des récoltes records attendues de maïs et de riz en 2021, tout porte à croire que l’utilisation de céréales pour la consommation humaine et l’alimentation animale devrait croître plus rapidement, a fait savoir la FAO soulignant que les premières prévisions concernant la campagne 2021-2022 indiquent une certaine amélioration de l’offre globale de graines oléagineuses et de leurs produits dérivés.

Bien qu’elle devrait rester en deçà de la consommation mondiale, la production mondiale de sucre en 2021-2022 devrait rebondir après trois années de contraction, tandis que les échanges mondiaux devraient accuser un léger recul.

En ce qui concerne la viande, l’organisation prévoit un accroissement de la production mondiale en 2021, précisant qu’« un ralentissement de la croissance des échanges mondiaux de viande est possible, compte tenu de la baisse des importations prévue dans les premières régions importatrices, en particulier l’Asie et l’Europe ».

A noter que la production mondiale de lait devrait progresser cette année, tout comme les échanges mondiaux de produits laitiers.

Dans son rapport, la FAO constate toutefois que le taux de croissance des importations a connu un fléchissement au cours de ces derniers mois. « En raison de la hausse de la production intérieure et de la faiblesse de la demande des consommateurs », a-t-elle expliqué.

Quant à la production de la pêche et de l’aquaculture, le rapport de l’organisation onusienne table sur une  augmentation de 2,0% par rapport à son niveau de 2020, estimant que la nouvelle dynamique du marché devrait perdurer sur le long terme.

En dépit des coûts élevés du fret et des retards logistiques, il ressort dudit rapport que les échanges de poisson sont ressortis en hausse.

Alain Bouithy


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