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Comment ils jouent
L’adversaire du WAC possède une identité de jeu très peu marquée. Ce qui n’est pas forcément un avantage. Les sources de danger étant multiples et variées. Techniquement, les protégés du manager algérien Abdelkader Amrani n’ont rien à envier à leurs visiteurs. Sur le plan physique non plus. D’autant qu’ils ont profité d’un jour de récupération en plus. Mentalement, ils possèdent également des ressources admirables.Il n’est, en effet, pasrare de les voir remonter le score et se sortir d’une situation mal embarquée. Tactiquement en Ligue des champions, le MCA oscille entre le 4-2-3-1 aligné à quatre reprises et le 3-4-3 ou le 5-4-1 en phase défensive (2 fois). Preuve de sa frilosité passagère, le coach du Mouloudia a tiré la défense à trois de son chapeau à chaque fois qu’il devait se déplacer chez l’un des deux ogres du groupe D, l’ES de Tunis et le Zamalek. Deux rencontres soldées par des matchs nuls cruciaux dans la qualification du MCA et qui valident en quelque sorte les choix défensifs d’Abdelkader Amrani. A domicile, c’est une toute autre histoire. Le 4-2-3-1 déployé, modulable en 4-3-3 en phase offensive, paraît être fait sur mesure pour exploiter au maximum la qualité des joueurs offensifs du Mouloudia. En se positionnant souvent en bloc bas tout en laissant le ballon à l’adversaire (41% de possession), le MCA entend créer des espaces dans le dos de la défense adverse et ainsi mettre dans les meilleures dispositions Samy Frioui, un avant-centre mobile et fin techniquement, auteur de 3 buts et d’une passe décisive en phase de groupes. Mais aussi les ailiers, et notamment Abdenour Belkheir (2 buts et 2 passes décisives). A la récupération du ballon, l’obsession des Algérois est de mettre beaucoup de vitesse et de verticalité dans leur jeu. L’égalisation face à l’ES de Tunis en est le parfait exemple, avec un appel de l’intérieur vers l’extérieur de l’ailier Bensaha, qui centre ensuite pour Belkheir, son pendant côté droit.
Comment les battre
Transition offensive rapide donc, mais aussi un savoir-faire en termes de coups de pied arrêtés sont les principaux points forts du MCA. En revanche, dès qu’ils’agit de contourner des défenses regroupées qui les privent d’espace, les Algériens ont beaucoup plus de difficultés à cause de la prudence exacerbée des latéraux. Seule équipe à avoir battu le Mouloudia en phase de groupes, le Zamalek a également identifié des lacunes sur les flancs. A chaque fois, un jeu en triangle sur les côtés s’est conclu par un centre et une reprise victorieuse en pleine surface de réparation. En comptant dans ses rangs des ailiers rompus à ce style de jeu et notamment les combinaisons sur les ailes (Ounajem, Aouk), le Wydad a toutes les armes pour perturber le MCA. D’autant qu’à la réception des centres, El Kaabi est une belle garantie de réussite. L’autre piste à creuser est la recherche instantanée de la profondeur. Le repli défensif très aléatoire du MCO pourrait être un précieux allié dans cette optique. Mais la justesse de la première relance du WAC devra être au rendez-vous, ce qui n’est pas toujours le cas. On peut être sûr d’une chose, pour que l’histoire se répète une décennie plus tard avec une qualification des Rouge et Blanc, il va falloir récupérer des ressources techniques qui ont disparu récemment.