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Selon plusieurs informations concordantes circulant dans les milieux sécuritaires sahéliens, cinq camions marocains ont été incendiés sur le tronçon Jima-Tordou, entre Kouki-Zamala et Bamako, sur l’axe nord considéré comme vital pour l’approvisionnement de la capitale malienne. Trois autres poids lourds — deux marocains et un mauritanien — ont également essuyé des tirs nourris près de Jimjuma.
Le conducteur mauritanien, blessé par balle, a été évacué vers un centre de santé local. Quant aux chauffeurs marocains, leur situation demeurait encore incertaine.
Derrière l’attaque de convois commerciaux, le spectre grandissant de l’insécurité régionale
Les routes reliant la Mauritanie, le nord du Mali et Bamako sont devenues des espaces particulièrement fragiles. Entre groupes jihadistes, trafiquants, milices locales et effondrement partiel de l’autorité étatique dans certaines zones, les convois commerciaux avancent souvent dans un environnement où la frontière entre criminalité organisée et insurrection armée devient presque invisible.
L’attaque révèle surtout une réalité stratégique inquiétante : au Sahel, les groupes armés ne cherchent plus uniquement à contrôler des territoires. Ils ciblent désormais les flux économiques eux-mêmes. Routes commerciales, convois alimentaires, corridors logistiques, transporteurs privés : tout ce qui permet encore aux Etats sahéliens de respirer devient une cible potentielle. Dans cette nouvelle géographie de l’instabilité, un camion de marchandises possède parfois davantage d’importance qu’une caserne militaire.
MJ.Kanabi








