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Un problème des plus complexes notamment sur le plan technique et pratique faute de registres nationaux fiables de population et de banques de données numérisées répertoriant les empreintes digitales dans les pays d’origine.Mais il n’y a pas que cet aspect technique qui retarde la mise en place d’un tel dispositif. Les préoccupations sécuritaires s’invitent aussi au débat. Le Royaume craint l’infiltration sur son territoire de jihadistes et de personnes impliquées dans des crimes de guerre. La présence de pareils profils expose le pays à de vrais risques terroristes. En effet, plusieurs rapports émanant des services secrets de plusieurs pays ont révélé que des personnes de différentes nationalités, y compris marocaine, se rendent en Syrie pour combattre le régime de Bachar Al-Assad. On soupçonne certains de ces combattants d’avoir rejoint des groupes extrémistes locaux ayant acquis une expérience dans d’autres zones de conflits, comme l’Irak et l’Afghanistan.
Pourtant, loin de toutes ces considérations sécuritaires, la publication de ladite liste ne va pas changer grand-chose à la vie des bénéficiaires. Ils disposent aujourd’hui d’un simple récépissé en attendant la délivrance d’une carte de réfugié à cause des problèmes techniques. Les droits garantis par cette carte restent incertains vu que le nouveau cadre législatif et institutionnel tarde à voir le jour. Les réfugiés sont donc appelés à s’armer de patience car il s’agit d’une période transitoire qui s’étendra jusqu’à la mise en œuvre effective de la nouvelle politique d’asile. Des incertitudes auxquelles le chargé des relations extérieures de l’UNHCR-Maroc n’accorde pas d’importance. D’après lui, le travail de la commission ad hoc composée de représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la Justice et de l’Emploi, de la délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH) et du HCR, marque une nouvelle étape dans la politique d’asile au Maroc. « Les autorités marocaines semblent prendre progressivement leurs responsabilités vis-à-vis des réfugiés et des demandeurs d’asile. Nous pensons que nous nous acheminons vers davantage de protection et de garantie des droits de ces personnes », a-t-il conclu.