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L'évolution de la situation épidémiologique dans le Royaume dépendra fortement du sens des responsabilités de chacun. Mais force est de constater que, pour l’instant, on en est encore très loin. 690 mardi et 776 mercredi, le nombre de cas Covid+ recensés ces derniers jours a de quoi inquiéter l'exécutif. Au point de renforcer et durcir les mesures sanitaires ? C’est une éventualité qui n’a pas été écartée par le ministère de la Santé.
En effet, face à l’accélération de la propagation du Sars-Cov2 dans les régions les plus peuplées du Maroc, Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, n’y est pas allé par quatre chemins. « Nous invitons les citoyennes et les citoyens à se conformer aux mesures restrictives qui sont importantes », a-t-il déclaré lors d’un point de presse, tout en affirmant que « le cas échéant, nous serions obligés de procéder au renforcement des restrictions, ce qui aurait un impact négatif sur plusieurs secteurs”. Sur l’économie, mais pas que.
La charge mentale d’un retour vers le passé pourrait avoir des effets dévastateurs et créer un fort sentiment d’injustice eu égard à la liberté accordée aux 9.116.132 personnes ayant reçu les doses du précieux antidote et détentrices du fameux et si prisé Pass sanitaire. Qui plus est si les autorités renforcent les mesures sanitaires à l’approche de l'Aïd Al Adha. Une telle décision trancherait avec le récent allégement, notamment la réouverture des frontières, mais elle aurait pour effet de freiner la propagation du nouveau coronavirus. En fin, si les mesures sont respectées. La gabegie de l’année dernière n’est pas de nature à rassurer, et la hausse des cas Covid+, quinze jours après l'Aïd, encore moins.
Mais le ministre de la Santé voit le verre à moitié plein. Certes, il y a eu une flambée de cas ces derniers jours, mais Khalid Aït Taleb a tout de même rappelé les progrès en matière de vaccination.
« Ce sont des résultats très importants sur lesquels il faudrait capitaliser, dans le respect des mesures barrières sans lesquelles nous risquons une recrudescence», rappelle-t-il à qui veut l’entendre. Car il suffit de jeter un coup d'œil dehors pour être frappé du relâchement non dissimulé par les citoyennes et citoyens, alors que ce n’est vraiment pas le bon timing. Et pour cause, après avoir dominé l’Union européenne en début d’été, le variant Delta (indien), serait en passe de devenir majoritaire au Maroc. Or, d’après les scientifiques, il est 60 à 70% plus contagieux que le variant britannique qui brillait déjà par son taux de contagiosité élevé.
Bref, on n'a vraiment pas besoin de ça. D’autant que le stock des premières doses est en rupture. Les dernières doses livrées le samedi 19 juin (1 million) n’ont pas tenu bien longtemps.
Au moment où l’on écrit ses lignes, il n’y a aucune visibilité concernant une prochaine livraison. Mais il est fort probable qu'une livraison du reliquat de la dotation Covax (650.000) atterrisse sur le tarmac de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, vers la mi-juillet. Une information à prendre avec des pincettes. En tout cas, à la date du jeudi 1er juillet, plus de 19 millions de doses ont été administrées dans le Royaume dont 9.993.673 premières doses.
C.E










