Dimanche, dans un stade Prince Moulay Abdellah acquis totalement à la partie marocaine, le Onze national face au Sénégal est passé à côté de sa finale. La deuxième du genre perdue, hélas, après celle de 2004 à Radès en Tunisie.
Sous une pluie battante, les partenaires du capitaine Achraf Hakimi ont beau manœuvrer, en début de partie, sans pour autant inquiéter outre mesure l’arrière-garde sénégalaise qui veillait bien au grain. Ce fut une confrontation des plus compliquées qui ne pouvait se débloquer que sur un tout petit détail. Et ce petit détail n’a pas eu lieu, du moins lors de la première période. Au cours du second half, les quelques assauts de la sélection adverse ont failli faire mouche, s’il n’y avait pas un Yassine Bounou dans un grand jour qui a sorti des parades pour maintenir le score inchangé.
Les Sénégalais ont pu trouver le chemin des filets à l’approche de la fin du temps réglementaire mais leur but a été refusé par l’arbitre suite à une charge évidente sur Achraf Hakimi. Tout juste après, une réponse du tac au tac des Lions de l’Atlas qui ont vu leurs efforts récompensés par un penalty « juste et justifié » après une faute sur Brahim Diaz. Mais voilà que les Sénégalais et surtout leur entraîneur Pape Thiaw qui s’applique à faire son désolant cinéma, protestant à tout va, contestant la décision du referee congolais et appelant ses poulains à quitter la pelouse.
Le dénommé Thiaw a été l’auteur d’une mascarade qui ne manquera pas d’être sanctionnée par la FIFA et la CAF, mais pour lui, pas de place pour le fair-play, il était obnubilé par une seule idée : gâcher le spectacle même s’il le faut.
La page de ce show calamiteux tournée, le match a repris et Diaz a raté son penalty pour que la rencontre suit son cours pour des prolongations qui ont tourné à l’avantage de l’équipe sénégalaise grâce à une réalisation de Pape Gueye à la 94ème minute de jeu.
Le temps restant n’a pas suffi aux joueurs marocains pour revenir dans la partie, d’autant plus que l‘équipe a terminé le match en infériorité numérique, à dix, après la blessure du rentrant Igamane. Walid Regragui, après avoir épuisé tous ses changements, a dû composer avec, mais c’était dur de remettre les pendules à l’heure même si l’opportunité s’est présentée, aux ultimes souffles, suite à un cafouillage qui n’a pas débouché sur le résultat escompté par tous les supporteurs de l’équipe du Maroc.
Bref, voilà un trophée qui fuit le football national depuis un demi-siècle et l’on souhaite ardemment que cette poisse prenne fin. Le plus tôt possible ça sera le mieux, mais aux premiers responsables de l’EN d’œuvrer pour, à commencer par se poser les questions appropriées concernant cette déroute, se remettre aussitôt au travail, ne pas faire table rase des acquis et convoquer les éléments capables et aptes pour pouvoir réussir le challenge africain. Un statut d’international n’est pas acquis d’avance, il faut se déployer fort pour le mériter. « Club Maroc » ne doit pas exister contrairement à une « Sélection du Maroc » ouverte aux seuls meilleurs.
Mohamed Bouarab










