« L’Algérie et ses protégés contraints d’aller à Canossa »
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Sous l'égide de Massad Boulos, émissaire spécial de Donald Trump pour l'Afrique, cette réunion a rassemblé le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et les pantins du polisario, juste deux semaines après la rencontre à Madrid.
En l’absence de toute information officielle, des sources soulignent que le dossier du Sahara marocain est entré dans «une phase du dénouement politique», car «pour la première fois, les pourparlers ne portent plus sur des slogans ou des positions générales, mais sur les détails ».
D’après les mêmes sources, le président de la région de l'autonomie serait élu par le Parlement local et nommé officiellement par le Souverain, conformément à la Constitution marocaine. L’année 2015 serait adoptée comme référence pour la participation dans le processus électoral, avec une période transitoire de seulement cinq ans, au lieu des dix ans exigés par le polisario.
Il aurait aussi été convenu d'une structure institutionnelle reposant sur une répartition du pouvoir entre trois composantes, avec l'adoption du mécanisme du «tiers bloquant», ce qui signifie que le système futur est conçu pour garantir l'équilibre, mais dans un cadre politique clairement défini sous la souveraineté marocaine, ont précisé les mêmes sources.
A rappeler que lors de la réunion de Madrid tenue au début de ce mois, «un accord a été conclu pour accepter comme document technique de base le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara», selon le média espagnol Atalayar qui ajoute que «la simple présence du polisario et de son mentor, l'Algérie, dans la capitale espagnole montre que le camp qui défend la tenue d'un référendum d'indépendance pour la population sahraouie pourrait se rapprocher d'un accord avec la partie adverse, menée par le Maroc, et pour laquelle le territoire sahraoui fait partie des provinces du Sud sous souveraineté du Royaume marocain, avec le Plan d'autonomie marocain comme la base la plus solide pour parvenir à un accord ».
Pour sa part, le magazine français, Jeune Afrique a souligné dans un article publié récemment que le régime algérien et ses marionnettes « ont été contraints de renoncer à l’indépendance ».
Dans une déclaration à RFI, François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, a affirmé que « le point de départ du processus de négociations en cours sous la houlette américaine, c’est l’abandon implicite du référendum d’autodétermination», option qui est devenue «obsolète» et «remplacée depuis l’adoption de la résolution 2797 des Nations unies, en octobre 2025, par une discussion autour du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine ».
Et François Soudan de conclure : «Il est clair qu’en acceptant de se rendre à Madrid sous la pression diplomatique et psychologique américaine afin de participer à des négociations autour du plan marocain, l’Algérie et le polisario sont en quelque sorte allés à Canossa ».
Il semble que des sessions supplémentaires de discussions sont prévues dans les prochaines semaines, avec des réunions intermédiaires à un rythme accéléré imposé par Washington, jusqu'à la rencontre décisive de mai 2026. Lors de celle-ci, les Etats-Unis ambitionnent de finaliser un «accord-cadre politique» qui poserait les bases concrètes d'un règlement politique mettant fin à ce conflit artificiel, un règlement qui inclut les contours institutionnels de l'autonomie et un agenda de mise en œuvre.
Elias Rayane













