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Voire formuler des recommandations et des propositions pour éradiquer le mal. Fidèle à sa mission en matière
de lutte contre la corruption et celle d’assurer le suivi et l'évaluation des mesures prises pour la mise en oeuvre de la politique gouvernementale en la matière, l’ICPC a élaboré ce rapport, pour dresser un état des lieux de la corruption politique et électorale au Maroc et l’ensemble des recommandations et propositions issues de ce diagnostic et des efforts déployés à cet égard, à un moment où les préparatifs des prochaines échéances électorales vont bon train.
Selon le rapport de l’ICPC, le phénomène de la corruption politique fait partie intégrante de la scène politique marocaine depuis longtemps avec des effets et des conséquences directs au niveau de la gouvernance partisane. Le rapport a pris constat à ce propos de la faiblesse du rôle éducatif des partis politiques, le manque de prise en compte par les programmes électoraux des critères éthiques et professionnels des élus, l’absence d’une alternance effective au niveau de la direction de certains partis et le secret qui entoure la gestion financière de ceux-ci.
L’impact de la corruption a touché également la pratique électorale. Laquelle a été impactée, selon le même rapport, par la corruption, la transhumance politique, l’utilisation de l’argent sale, la manipulation des cartes électorales et l’intervention injustifiée des autorités.
Cette dure réalité a induit une gouvernance communale marquée par la transgression des règles morales et la violation des dispositions juridiques, organisationnelles et managériales. La gouvernance parlementaire
n’est également pas sortie indemne. L’amplification du phénomène de la transhumance politique, l’utilisation abusive de l’immunité parlementaire et l’absence récurrente des députes l’attestent.
Mais qu’en est-il des politiques mises en place pour lutter contre ce fléau ? Le bilan est mitigé. Car si le rapport enregistre certaines avancées et acquis, comme la pénalisation de tout acte relatif à la prévarication électorale, l’élargissement du champ d’intervention des tribunaux financiers, l’instauration des mécanismes transparents
pour contrôler le financement des partis politiques, l’ICPC a constaté qu’il y a encore beaucoup de manquements qui entachent l’arsenal juridique mis en place.
A ce propos, le rapport a pointé du doigt, entre autres, l’absence de protection juridique des dénonciateurs
des actes de corruption et l’absence de responsabilité civile des partis politique dans les affaires de corruption commises par leurs militants.
Pour s’en sortir, l’Instance centrale de prévention de la corruption appelle à la mobilisation de tous les partis et acteurs politiques auxquels elle propose une Charte éthique. Car, estiment les auteurs du document, certains
partis sont responsables d’avoir failli à leur mission d’encadrement.










