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La dernière manifestation de cette guéguerre remonte à la fin de la semaine précédente, lorsque le directeur de la prison civile de Tétouan, par intérim, a interdit aux membres de la commission régionale Tanger-Tétouan d’entendre librement des témoignages de certains prisonniers, dont les noms ont été présentés par le CNDH sur une liste. Bien que cela relève des compétences et attributions des commissions régionales du CNDH, que régit le Dahir constitutif, le directeur intérimaire de la prison de Tétouan n’a pu être convaincu des explications fournies par la présidente de la commission, Salma Taoud.
« Nous avons été étonnés par la présence du directeur dans la salle des auditions, en violation du caractère discret de ce genre d’opérations, prétextant que ses supérieurs l’ont incité à s’asseoir aux côtés des prisonniers », a confié un membre lors de cette audition. Les membres de la commission étaient, en effet, en train d’entendre un prisonnier, lorsque le directeur les avait surpris, en prenant part à cette séance. La présidente a beau lui expliquer que cela fausse le principe universel d’audition, à savoir la discrétion et la protection du prisonnier/témoin, en vain.
Les membres ont ainsi été obligés de quitter la prison de Tétouan, après l’insistance du directeur à être présent. Le programme de cette visite qui n’a pas abouti, prévoyait également une séance avec la direction au sujet de la mise en œuvre des recommandations de la commission à l’issue de sa dernière visite.














