
Plusieurs responsables européens avaient laissé entendre que cette réunion n'aboutirait pas à un accord pour la Grèce, comme le pays l'espérait, ce qui reporte l'espoir sur la prochaine réunion de l'Eurogroupe prévue le 11 mai, à la veille d'un remboursement important d'Athènes au Fonds monétaire international (FMI). A court d'argent, la Grèce peine à trouver un compromis avec ses créanciers sur les réformes que ces derniers réclament avant de lui verser la dernière tranche de prêts de 7,2 milliards d'euros de son plan de sauvetage financier. Athènes devait présenter une liste de réformes et la faire approuver par ses créanciers d'ici fin avril pour obtenir le versement de la somme. "Je vais écouter les institutions (créancières de la Grèce, ndlr) en premier lieu aujourd'hui. J'ai eu vent de nouvelles positives la semaine dernière mais je dois en savoir plus", a indiqué Jeroen Dijsselbloem, le patron de l'Eurogroupe.
Tout en estimant qu'il "y a un grand sentiment d'urgence", il a souligné que "le mois d'avril (n'était) pas encore fini" pour obtenir une liste de réformes des autorités grecques.
"Cette échéance est plus importante pour les autorités grecques que pour la zone euro", a-t-il ajouté.
Les responsables européens mettent de plus en plus en avant l'idée que la seule date importante est désormais fin juin, quand le deuxième programme d'assistance financière pour la Grèce prendra fin.
"C'est la date butoir", a souligné vendredi le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir. "Une forme d'assistance" sera ensuite nécessaire car la Grèce ne peut pas revenir sur les marchés, ont confié plusieurs sources européennes, ce qui signifie qu'une nouvelle aide va devoir être négociée entre Athènes et ses créanciers. Les discussions sur ce point n'ont pas commencé, selon ces mêmes sources, face au retard pris avec les discussions sur les réformes.