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Le Premier ministre sortant, bien implanté dans l'ouest du pays, fief de son ethnie, les Luos, a toutefois invité ses partisans à ne pas recourir à la violence.
Le pays, locomotive économique de l'Afrique de l'Est qui a failli imploser lors de l'embrasement qui a suivi le scrutin de 2007 (1.200 morts et 350.000 déplacés), retient son souffle. A l'issue de cinq jours de dépouillement laborieux, le président de la commission électorale, Issack Hassan, a indiqué samedi que Uhuru Kenyatta avait recueilli 50,07% des quelque 12,3 millions de suffrages exprimés, soit 8.400 voix de plus que le seuil nécessaire pour éviter un second tour rendu face à Raila Odinga. Ce dernier est largement distancé, avec 43,3% des voix. Une fois investi, Uhuru Kenyatta dont le prénom signifie "Liberté" en swahili, sera le deuxième chef d'Etat africain en exercice à être poursuivi par la cour de La Haye après le président soudanais Omar Hassan al Bachir, mis en cause pour les exactions et atrocités au Darfour. Son colistier, William Ruto,est lui-aussi poursuivi à La Haye. Les bailleurs de fonds occidentaux du Kenya, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, avaient prévenu avant le scrutin qu'une victoire de Uhuru Kenyatta compliquerait les relations avec un pays considéré comme un allié vital dans la lutte contre le fondamentalisme musulman, notamment en Somalie voisine.
Reuters
La victoire sur le fil du rasoir au premier tour de Uhuru Kenyatta a été célébrée dans la liesse par ses partisans réunis dans le centre-ville de Nairobi. Dès les premières lueurs samedi, ses supporters ont envahi les rues de la capitale et des banlieues acquises aux Kikuyus, qui ont allumé des fusées éclairantes et brandi des feuillages en scandant "Uhuru, Uhuru !"
Des heurts ont brièvement éclaté dans les bastions de l'ouest du pays acquis à Raila Odinga où les forces de l'ordre ont dispersé à l'aide de grenades lacrymogènes des partisans déçus qui leur lançaient des pierres.
A Mombasa, la deuxième ville du pays qui est aussi un bastion de Raila Odinga, de nombreux commerces sont restés fermés samedi mais on ne signale pas d'incident.
Pour les observateurs internationaux, les opérations de vote et de dépouillement ont été globalement transparentes jusqu'ici.
Au Kenya, les idéologies politiques comptent assez peu et les appartenances et allégeances tribales jouent traditionnellement un rôle fondamental.