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Raids aériens sur Sanaa

Offre gouvernementale d'amnistie pour ceux qui cessent de collaborer avec les Houthis




 Des raids aériens ont secoué lundi la capitale yéménite Sanaa, théâtre depuis plusieurs jours d'affrontements meurtriers entre les rebelles houthis et leurs anciens alliés, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont rapporté des témoins.
Les frappes auraient visé des cibles proches de l'aéroport international et du ministère de l'Intérieur, tous deux sous le contrôle des rebelles houthis, ont indiqué des habitants et une source aéroportuaire.
La coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie Saoudite est la seule à mener des raids aériens au Yémen en soutien aux forces pro-gouvernementales.
Un porte-parole de cette coalition militaire n'était pas en mesure de confirmer dans l'immédiat les raids de lundi.
Des habitants près de l'aéroport ont indiqué qu'une série de raids a secoué leur maison tard dimanche et durant les premières heures de lundi.
Une source aéroportuaire a affirmé que des bases rebelles proches avaient été ciblées mais l'aéroport lui même n'a pas été visé.
D'après les habitants, les combats ayant éclaté depuis mercredi entre factions rivales de la rébellion au Yémen se sont étendus en dehors de la capitale.
Des sources tribales à Sanhan, ville natale de l'ancien président Saleh au sud de la capitale, ont indiqué que des violents combats avaient opposé les deux camps dans la nuit de dimanche.
Des sources auprès des deux protagonistes n'étaient pas en mesure de confirmer ces combats dans l'immédiat.
L'alliance rebelle qui contrôle Sanaa a volé en éclats à la suite de combats entre ses deux composantes, les insurgés houthis de la minorité zaïdite (issue du chiisme) soutenus par Téhéran, et les forces loyales à l'ex-président Saleh.
Ces affrontements ont fait au moins 60 morts et blessés dans les deux camps depuis mercredi dans la capitale yéménite.
Cette alliance rebelle s'opposait à l'actuel président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces sont soutenues militairement par une coalition conduite par l'Arabie Saoudite depuis mars 2015.
Samedi, M. Saleh a créé la surprise en proposant un rapprochement à la coalition dirigée par Riyad.
Engagée dans une lutte d'influence régionale avec Riyad au Moyen-Orient, Téhéran est accusée de soutenir militairement les Houthis au Yémen, où la guerre a fait plus de 8.750 morts depuis l'intervention de Riyad et de ses alliés. L'Iran rejette ces accusations.
Selon l'ONU, le Yémen fait face actuellement à la "pire crise humanitaire du monde".
Par ailleurs, le président yéménite offrira prochainement une amnistie générale à tous ceux qui cessent de collaborer avec les rebelles houthis soutenus par l'Iran, a annoncé lundi le Premier ministre Ahmed ben Dagher à la suite de la rupture de l'alliance rebelle à Sanaa.
"Le président (Abd Rabbo Mansour Hadi) proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et décidé de se rétracter", a déclaré M. ben Dagher dans un discours à Aden, grande ville du Sud sous le contrôle du gouvernement reconnu par la communauté internationale.
Cette annonce est visiblement destinée à affaiblir les rebelles houthis après la rupture de leur alliance avec les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.
Après trois ans de collaboration directe, les deux composantes du camp rebelle ont ouvert des hostilités la semaine dernière dans la capitale Sanaa qu'elles contrôlent conjointement. Des combats meurtriers se poursuivent depuis et se sont étendus à d'autres régions.
Après la dissolution de l'alliance, M. Saleh s'est dit prêt à ouvrir une "nouvelle page" avec les Saoudiens qui conduisent une coalition anti-rebelle au Yémen depuis 2015.

Mardi 5 Décembre 2017

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