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Selon Mouawiya, des ravisseurs ont raconté, une fois rentrés au sein de la katiba (unité de jihadistes), que l’un d’entre eux, surnommé Fayçal al-Jazaïri, avait abattu Antoine de Léocour de plusieurs balles de kalachnikov parce qu’il le retardait dans sa fuite à pieds dans le désert, juste après l’attaque par les commandos français. Il assure aussi que Vincent Delory a péri brûlé dans le 4x4, qui transportait de l’essence, à la suite des tirs qui l’ont touché. Les membres du commando de ravisseurs ont assuré après l’opération n’avoir pas exécuté ce deuxième otage.
Libération s’est également procuré le PV de l’audition en tant que témoin, le 16 décembre, du commandant du Commandement des opérations spéciales (COS), le général Frédéric Beth.
Celui-ci livre peu de détails et surtout n’apporte pas d’élément nouveau sur le point le plus sensible: comment a pris feu le 4x4.
La famille de Vincent Delory accuse les forces françaises d’avoir ouvert le feu sur le véhicule dans lequel il se trouvait, provoquant sa mort.
Le film de l’opération, tourné depuis un avion, a été amputé d’une minute: celle au cours de laquelle le 4x4 prend feu. Selon le ministre français de la Défense, qui le précise dans une lettre au juge datée du 9 décembre, cette coupe a pour but de «ne pas révéler (...) certains détails opérationnels». Devant le juge, le général Beth a assuré être «dans l’incapacité d’apporter des précisions sur l’embrasement» du véhicule.












