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D’abord, il faut mettre en confiance l’enseignant surveillant en lui assurant une véritable protection et non l’envoi d’une quelconque note ministérielle ou académique. Par ailleurs, il est nécessaire d’introduire une indemnité de surveillance au Baccalauréat comme c’est le cas de la correction des copies pour une plus grande motivation. Il faut revoir aussi l’horaire des matières pour permettre aux surveillants de se reposer et d’accomplir leur tâche dans de bonnes conditions. De même qu’il est nécessaire de prendre exemple sur l’Académie du Grand Casablanca où l’on a pris la décision de ne pas laisser les élèves passer l’examen «chez eux « c'est-à-dire dans le lycée où ils étudient. Cela aidera énormément l’égalité des chances à se réaliser.
A rappeler que l’année dernière, le ministère de l’Education nationale, avait rendu public un rapport sur ce phénomène intitulé «Les mesures prises à l’échelle régionale pour lutter contre le phénomène de la triche lors des examens du baccalauréat» et avait annoncé les mêmes mesures draconiennes à l’encontre des fraudeurs, mais en vain. Au Maroc, le copiage est un phénomène généralisé, où l’on s’applique à inventer des astuces toujours plus ingénieuses, pour obtenir le meilleur résultat sans aucun effort. Il ne s’agit aucunement d’un déficit de morale, ou de civisme dont ont besoin nos élèves. Loin s’en faut ! Mais parce que nos enfants baignent dans la triche. Ils sont profondément convaincus, que le meilleur moyen de réussir les examens, c’est de copier, de frauder, et rien d’autre ne pourrait conduire au succès. C’est une mentalité, une éducation, une culture que ni les leçons de morale ni les sanctions sévères ne pourront éradiquer. Seul un changement comportemental et éducatif des adultes pourrait influencer nos enfants, car le phénomène est enclenché dès le primaire avant de prendre l’ampleur aux examens du Bac.








