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Les journées portes closes de l’école

Cinq syndicats optent pour une série de grèves




Devant l’impasse que connaît le dialogue entre le ministère de tutelle et les syndicats de l’enseignement, le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, avait enjoint Said Amzazi la semaine dernière d'engager un dialogue avec lesdits syndicats en présence des enseignants contractuels. « J'ai demandé au ministre de l'Education nationale de mener, à partir de ce samedi, un dialogue avec les syndicats de l'enseignement en présence de ces enseignants, et de faire en sorte que le maximum des revendications soient satisfaites, dans le cadre des promesses faites pour la réforme du statut de ces cadres pédagogiques et le redressement des dysfonctionnements qui l'entachent", avait souligné Saâd Eddine El Otmani.
Sauf que l’accalmie se fait toujours désirer dans le secteur de l’éducation nationale, le courant a du mal à passer.
En effet, les cinq syndicats de l’enseignement les plus représentatifs (SNE-FDT, SNE-CDT, FLE-UGTM, FNE-UMT, FNE) ont appelé une nouvelle fois à une grève nationale aujourd’hui et demain (mercredi 13 et jeudi 14 mars) et une autre les 26, 27 et 28 du mois courant « accompagnée d’autres formes de protestation qui seront définies ultérieurement », selon un communiqué de presse signé par les responsables nationaux desdits syndicats.
« Les cinq syndicats mettent en garde le gouvernement contre la gravité de la situation», a souligné le communiqué avant d’ajouter que la situation actuelle est « due aux choix de l’Etat et à la tergiversation du gouvernement et du ministère de tutelle pour répondre aux revendications du corps enseignant ».
Les syndicats les plus représentatifs ont lancé un appel au gouvernement et au ministère de l’Education nationale « pour ouvrir un vrai dialogue sectoriel qui répond aux revendications du mouvement syndical et aux attentes de toutes les catégories du corps enseignant, tout en mettant en place un statut juste, équitable et motivant pour toutes les catégories et qui donne le droit à la promotion pour une nouvelle échelle et en appliquant le reliquat de l’accord du 26 avril 2011 et du 19 avril 2011 ».
Les syndicats demandent également la promotion immédiate des fonctionnaires classés à l’échelle 9.
Une autre pomme de discorde entre les syndicats et le ministère de tutelle est celle concernant la question des enseignants contractuels. Cette question, rappelle-t-on, a été débattue samedi dernier entre lesdits syndicats et les responsables du ministère. Alors que le ministère s’attache à recruter par contrat, tout en introduisant 14 amendements au statut des fonctionnaires des AREF, les syndicats ont décliné au cours de cette réunion l’offre gouvernementale et ont appelé tout bonnement à l’intégration de tous les enseignants contractuels dans la fonction publique.
« Nous avons décidé de faire grève à cause des atermoiements du gouvernement. Depuis 2012, les revendications légitimes des enseignants n’ont pas été satisfaites », a affirmé Sadek Rghioui, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement affilié à la FDT (SNE-FDT), dans une déclaration à Libé. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons plus accepter cette situation. Nous dialoguons depuis 8 ans sans aucun résultat. Nous dialoguons pour le dialogue. Nous exigeons que le gouvernement réponde sans délai à nos revendications concernant toutes les catégories du corps enseignant».
Quant à la question des enseignants contractuels, Sadek Rghioui a réitéré l’appel du SNE-FDT à l’annulation du contrat dans le secteur de l’éducation nationale. « Ce système de recrutement ne sert pas l’école publique, car il est inconcevable d’appliquer deux systèmes pour ceux qui travaillent au sein de l’école publique. Il y a ceux qui sont soumis à la fonction publique alors que les autres sont soumis aux AREF ». Cela aggrave davantage la crise de l’école publique et décroît son attractivité.
Il y a lieu de rappeler que le secteur de l’éducation nationale a connu depuis le début de cette année deux grèves qui ont fait un tabac. La première en janvier dernier et la seconde le 20 février dernier.

Mourad Tabet
Mercredi 13 Mars 2019

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