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Le Maroc candidat du Conseil exécutif de l’Unesco pour la période 2021-2025


Le Maroc va présenter sa candidature pour le Conseil exécutif de l’Organisation des Nations pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), pour la période 2021-2025, et ce à l’occasion de la 41ème session de la Conférence générale de l’Unesco prévue en novembre prochain. L’annonce a été faite lundi par l’ambassadeur-délégué permanent du Royaume auprès de l’Unesco, Samir Addahre. "Nous souhaitons que cette candidature puisse bénéficier du soutien des États membres de notre Organisation", a déclaré M. Addahre devant la 212ème Session du Conseil exécutif de l’Unesco qui se tient jusqu'au 20 courant. Le Conseil exécutif est l’un des trois organes constitutif de l’Unesco, aux côtés de la Conférence générale et le Secrétariat. Agissant sous l’autorité de la Conférence générale, le Conseil exécutif, composé de 58 États membres élus chacun pour un mandat de quatre ans, étudie le programme de travail de l’Organisation ainsi que les prévisions budgétaires correspondantes que lui soumet le Directeur général. "Le Royaume du Maroc réaffirme son profond attachement aux valeurs de l’Unesco et aspire à poursuivre résolument son engagement inébranlable en faveur des valeurs et des fondements intellectuels et moraux de cette Organisation", a souligné M.Addahre lors du débat plénier de la 212ème Session du Conseil exécutif de l’Unesco. "Le Maroc s’attache à continuer à œuvrer, avec abnégation, au renforcement de l’action de l’UNESCO afin de contribuer à la poursuite des réformes engagées et au renforcement du positionnement et du rôle de chef de file de notre Organisation sur la scène internationale, dans ses domaines de compétence. Dans ce cadre, le Royaume du Maroc présente sa candidature pour le Conseil exécutif de l’UNESCO pour la période 2021-2025, lors des élections prévues à l’occasion de la 41ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, en novembre prochain », a-t-il indiqué. « Le renforcement du leadership de l’Unesco dans ses domaines de compétence exige de nous un soutien fort et permanent. Pour mener à bien ses multiples missions, l’Organisation a besoin de disposer de ressources humaines suffisantes et de profils adéquats que nécessite la mise en œuvre de ses programmes multisectoriels », a affirmé M. Addahre qui a souligné que le Maroc prend note de la mise en œuvre de la Stratégie de gestion des ressources humaines pour 2017-2022 et salue la décision d’adopter une approche inclusive et consultative concernant l’élaboration d’une nouvelle stratégie pour l’après 2022. Évoquant la question de l’éducation, secteur vital pour l’avenir de nos sociétés qui a subi ces deux dernières années la plus grande perturbation que le monde ait connu, notamment durant la première année de la pandémie où la situation était proche du chaos, l’ambassadeur-délégué permanent du Royaume auprès de l’Unesco a souligné qu’"aujourd’hui il est évident que nous sortons d’un monde et que nous rentrons dans un autre. Par conséquent le chemin à emprunter dorénavant et les défis à relever s’inscrivent forcément dans cette transition entre deux mondes". « La quatrième révolution industrielle, l’égalité et la solidarité dans l’accès au numérique, les risques du décrochage virtuel, la qualité de l’enseignement à distance, les connexions neuronales, autant de sujets que la réflexion sur l’avenir de l’éducation doit prendre en compte », a-t-il dit. Il s’est également réjoui des efforts des États membres et du Secrétariat dans la reconceptualisation et le renforcement de la Priorité Afrique au sein de l'UNESCO qui prévoit de lui consacrer un budget total de 262 millions de dollars correspondant à 24% de l’ensemble du budget intégré. Après avoir salué les nombreuses actions que l’Unesco entreprend au profit de la promotion de la diversité culturelle et linguistique, et pour la préservation et la protection du patrimoine, M. Addahre a exprimé le souhait qu’un focus particulier soit fait sur les pays les moins avancés, dans la mesure où l’accès à la culture n’est pas toujours facile et que le patrimoine culturel est encore menacé dans diverses régions du monde. S’agissant du trafic illicite des biens culturels, il a affirmé que le Maroc soutient toute action ou initiative émanant de l’UNESCO ou des États membres visant à assister les pays dans la sauvegarde et la récupération de leur patrimoine, et à interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels. Par ailleurs, a-t-il ajouté, « la Convention de 2003 victime de son succès, à cet égard, nous nous félicitons du processus de réflexion globale sur les mécanismes d’inscription lancé en 2018 devant nous permettre de parvenir à des listes « géographiquement plus représentatives, équilibrées et culturellement diversifiées ». Il s’est en outre félicité que l’UNESCO ait résolument pris le lead dans le domaine de la science en impulsant le premier instrument normatif mondial sur l’éthique de l’intelligence artificielle et engagé la recommandation sur la science ouverte exprimant ainsi l’inclusion universelle et sans exclusive au progrès scientifique. L’ambassadeur-délégué permanent du Maroc auprès de l’Unesco n’a pas manqué de saluer l’esprit de la démarche retenue par le Secrétariat de l'Organisation concernant la transformation stratégique, marquée par l’inclusion, la participation et la transparence. Il a tenu également à tirer la sonnette d’alarme quant à "la politisation de plus en plus flagrante de notre organisation", qui constitue « une véritable plaie ». « En insistant sur notre profond respect de la souveraineté des États membres, l’importation au sein de l’Unesco des querelles diplomatiques entre États membres en en faisant une caisse de résonance aux positions politiques des uns et des autres fait courir un grave danger à cette noble organisation en minant son efficacité. Elle nous amène à rendre insignifiant le message de paix et de solidarité que nous sommes tenus d’adresser au monde à travers notre action commune sur la culture, l’éducation, la communication comme vecteurs essentiels de rapprochement entre les peuples », a affirmé M. Addahre "J’en appelle à notre responsabilité à tous pour que l’idéal de la construction de la paix dans l’esprit des gens demeure une réalité tangible en ces temps troubles", a-t-il lancé. L'ambassadeur Addahre a réitéré à cette occasion "le plein soutien" du Maroc à la candidature de Mme Audrey Azoulay pour un second mandat à la tête de l'Unesco. "Ce soutien découle de notre adhésion à l’action concrète et réformatrice de Mme Azoulay et vise à lui permettre de mener cette mission à terme pour un plus grand rayonnement de l’Unesco", a-t-il affirmé.

Libé
Mardi 12 Octobre 2021

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