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1- Le Maroc dans les négociations internationales sur le climat :
Le Maroc cite, en effet, les trois communications nationales préparées tous les quatre ans selon les directives adoptées par la Conférence des parties lors de sa huitième session comme preuve de cet engagement. Le Maroc est également présenté comme l’un des premiers pays à mettre en place une Autorité nationale désignée pour les mécanismes de développement propre, dans le cadre du Protocole de Kyoto. Et comme l’un des pays qui ont soutenu l’Accord de Copenhague en notifiant au Secrétariat de CCNUCC (en janvier 2010), une liste de mesures d’atténuation appropriées au niveau national («NAMAs») qu’il compte mettre en œuvre pour réduire ses émissions des GES à l’horizon 2020.
Ceci d’autant plus que le Maroc a lancé plusieurs stratégies sectorielles intégrant la dimension environnementale, et notamment celle du changement climatique, dans des domaines clés de l’économie nationale (énergie, transport, agriculture, tourisme, bâtiment, pêche, eau, déchets, forêt, etc.).
L’organisation de la COP 22 à Marrakech a donné un nouvel élan à cette participation et a même boosté l’ambition du Royaume de devenir le chef de file de ce dossier au niveau régional et continental. Cette COP 22 a été saisie par le Royaume comme « une fenêtre d’opportunité », pour ériger la lutte contre les effets climatique en une priorité sur l’agenda politique national et un moment propice pour mettre en valeur son leadership continental dans le combat contre le changement climatique cherchant à jouer un rôle pivot en vue de faciliter le partenariat triangulaire Nord-Sud-Sud.
2- Responsabilité commune mais différenciée
La position du Maroc concernant le changement climatique a toujours été de défendre le principe de «responsabilité historique» des pays industrialisés qui doivent aider les pays en développement en se prononçant pour une réduction facultative de ses émissions en considération de l’intérêt national et des objectifs nationaux en développement. Ce principe a été souvent défendu dans un cadre multilatéral fondé sur la conviction que la CCNUCC demeure le lieu légitime où la communauté internationale pourrait développer et mettre en œuvre une coopération à long terme contre les effets du changement climatique. Et c’est pourquoi le Royaume a été présent tout au long du processus de négociation climatique, notamment lors des conférences des parties annuelles.
Même le changement de paradigme opéré à partir de la Conférence de Varsovie (19 COP) en 2013 rendant toutes les parties de la CCNUCC responsables n’a pas modifié la priorité des négociateurs marocains, à savoir la part du Royaume des 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 promis par les pays du Nord aux pays du Sud depuis Copenhague en 2009 via notamment le Fonds vert pour le climat.
Pourtant, le discours Royal prononcé à l’occasion du Sommet de la COP22 a tracé une nouvelle feuille de route pour le Maroc qui se résume en quatre objectifs : finance climat, adaptation, transfert technologique et agenda de l’action générale (mise en place de l’Accord de Paris).
Le Roi a appelé, en outre, dans le même discours, à faire bénéficier « les pays les moins avancés et les Etats insulaires d'un soutien financier et technique urgent leur permettant de renforcer leurs capacités et de s'adapter aux changements climatiques ». Il a également demandé aux pays industrialisés de respecter leurs engagements et la mobilisation, à l'horizon 2020, des cent milliards de dollars, au moins, sur lesquels ils se sont engagés lors de la signature de l'Accord de Paris ainsi que la facilitation du transfert de technologie et la nécessité d'œuvrer au développement de la recherche et de l'innovation dans le domaine du climat. Et enfin, la nécessité d'une forte dynamisation des initiatives portées par les acteurs non gouvernementaux notamment les entreprises, les collectivités territoriales et les associations de la société civile et une forte dynamisation des initiatives.
3 – Le Maroc dans l’arène climatique :
En termes de positionnement et de collaboration, le Maroc intègre plusieurs groupes de négociation. A leur tête, le Groupe de négociation pour l’Afrique (GNA ou AGN en anglais), le G77+la Chine et le Groupe arabe qui défendent les mêmes revendications que le Maroc, à savoir un financement pour les efforts de l’adaptation et un traitement égal entre le volet adaptation et atténuation.
Le Groupe Afrique demeure la coalition qui représente au mieux les intérêts du Maroc et qui défend ses positions. Il est même considéré comme le porte-voix de la position officielle marocaine. Le Royaume mise sur ce groupe puisqu’il est considéré comme l’union la plus active au niveau des négociations internationales sur le climat et qui constitue une véritable force vu le nombre de ses membres.
Au sein de ce groupe, le Maroc focalise ses efforts sur les coordinateurs des groupes chargés de consulter tous les pays membres avant de prendre une position commune sur tel ou tel sujet. Le Maroc a pris de plus en plus l’habitude, ces derniers temps, de s’engager près de ces coordinateurs puisque c’est eux qui déterminent d’un point de vue technique les positions du groupe et c’est pourquoi il est juteux, du point de vue du Maroc, de garder de bons contacts avec eux.
Au niveau des négociations, le Groupe Afrique désigne les priorités et les classes avant de trouver une entente entre tous les membres du groupe. Une méthode qui marche puisqu’elle a permis d’avoir des positions fortes et fermes. En 2017, le Maroc a réussi à réaliser de bons résultats, notamment au niveau de la finance climat grâce au travail du Groupe Afrique.










