-
Une délégation du BP de l’USFP s’est recueillie sur la tombe de Feu SM Mohammed V
-
L’USFP parachève la structuration des Commissions de contrôle et d'arbitrage
-
La journée d’étude organisée par l’USFP marquée par des échanges édifiants et fructueux
-
L’USFP ouvre le débat à l’horizon des prochaines échéances
Au-delà de l’échange médiatique, ses propos traduisent une lecture politique plus large du moment national. Ils reflètent également l’orientation défendue par les instances du parti, sous la direction du Premier secrétaire Driss Lachguar, visant à réhabiliter le rôle du politique et à reconnecter l’action partisane avec les attentes réelles de la société.
Réhabiliter le rôle des partis dans la vie démocratique
Pour Mehdi Mezouari, les partis politiques restent un pilier essentiel de toute démocratie. Leur mission première est d’encadrer les citoyens, de structurer le débat public et de proposer des projets politiques capables de répondre aux aspirations collectives.
Un parti politique ne peut de ce fait remplir cette mission que s’il demeure proche des citoyens et attentif à leurs préoccupations quotidiennes. Cette proximité constitue la condition même de sa légitimité.
Dans cette perspective, l’Union socialiste revendique une tradition politique profondément ancrée dans la société marocaine. Présent dans les milieux populaires, professionnels et syndicaux, le parti s’est toujours voulu un espace de défense des attentes sociales, que ce soit en tant que force d'opposition ou dans l’exercice des responsabilités gouvernementales dont il a été investies.
Une idée socialiste enracinée dans la société
Mehdi Mezouari rappelle que l’idée socialiste portée par l’Union socialiste ne relève pas d’une simple expérience partisane. Elle s’inscrit dans une tradition politique et sociale qui accompagne l’évolution du Maroc depuis plusieurs décennies.
Cette idée s’est construite autour de valeurs fondamentales : la démocratie, la justice sociale et la défense de la classe moyenne.
Les partis politiques, explique-t-il, traversent naturellement des cycles de force et de fragilité. Leur véritable capacité de survie dépend toutefois de leur aptitude à comprendre les transformations de la société et à s’y adapter.
C’est précisément là que se situe aujourd’hui l’un des défis majeurs pour l’ensemble du champ politique marocain.
Les tensions sociales et les revendications professionnelles
Le débat avec Mehdi Mezouari a également concerné les tensions qui traversent plusieurs secteurs professionnels, notamment les avocats, les pharmaciens, les adouls et d’autres catégories confrontées à des mutations profondes.
Face à ces situations, l’Union socialiste a exprimé sa solidarité avec ces professions et a défendu leurs revendications dans le débat public.
Pour le parti à la Rose, la défense des équilibres professionnels et sociaux constitue une dimension essentielle de la justice sociale.
L’opposition comme responsabilité politique
La position actuelle de l’Union socialiste dans l’opposition ne relève ni d’une marginalisation ni d’une situation subie. Elle correspond à un choix politique assumé.
Dans toute démocratie, l’opposition joue un rôle central : elle contrôle l’action gouvernementale, interpelle les politiques publiques et propose des alternatives.
Cette fonction critique constitue un élément fondamental de l’équilibre démocratique.
La motion de censure : un levier du débat démocratique
Mehdi Mezouari a évoqué lors de son passage dans l'émission "Noqta Ila Satr" la question de la motion de censure, rappelant qu’il s’agit d’un instrument constitutionnel permettant à l’opposition d’exercer sa mission de contrôle.
La portée politique d’une telle initiative ne se mesure pas uniquement au rapport de forces parlementaire. Elle se mesure également à sa capacité à ouvrir un débat national sur l’action gouvernementale et sur l’orientation des politiques publiques.
La crise de confiance et la nécessité d'appréhender le développement d'une toute autre manière
Un autre enjeu majeur évoqué concerne la crise de confiance entre les citoyens et l’action politique.
Selon Mezraoui, cette crise trouve en partie son origine dans l’écart qui s’est creusé entre certaines politiques publiques et les attentes concrètes de la société.
D’où la nécessité d'entreprendre des actions qui satisfassent les citoyens en améliorant leur quotidien, tout en continuant à mettre en oeuvre de grands projets structurants inscrits dans les orientations stratégiques de l’Etat. C'est cet équilibre qu'il faudra retrouver pour que le citoyen lambda ne se sente pas abandonné.
Dans ce cadre, les grandes causes nationales — au premier rang desquelles la question de l’intégrité territoriale du Royaume — demeurent un socle fondamental du consensus national.
Repenser l’unité de la gauche
Mehdi Mezouari a également évoqué la question de l’unité de la gauche marocaine.
Dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales et politiques, le maintien d’une gauche fragmentée affaiblit la capacité de proposition des forces progressistes.
Mais cette unité ne peut se construire sur des slogans. Elle suppose des initiatives concrètes : coordination politique, programmes communs et, le cas échéant, candidatures communes lors de certaines échéances électorales.
Une dynamique organisationnelle affirmée
Sur le plan interne, l’Union socialiste poursuit un processus de réorganisation et de renforcement de ses structures.
Plus de soixante-dix congrès régionaux et provinciaux ont été tenus à travers les différentes régions du Royaume, illustrant une dynamique organisationnelle réelle et une volonté d’ouverture vers les militants et la société.
Cette dynamique s’inscrit dans la perspective des prochaines échéances politiques.
Après la pandémie, le retour du rôle de l’Etat
Dans sa lecture du contexte international, Mehdi Mezouari estime que la pandémie de Covid-19 a marqué un tournant majeur.
Après plusieurs décennies dominées par les approches libérales, la crise sanitaire a remis au centre du débat la question du rôle de l’Etat dans l’économie et dans la protection sociale.
Ce changement ouvre un espace politique nouveau pour les forces progressistes appelées à défendre des politiques publiques plus solidaires et plus équitables.
Un regard critique sur l’action gouvernementale
L’évaluation de l’action gouvernementale reste marquée par l’absence de cohésion au sein de la majorité et par un manque de volontarisme politique face aux défis économiques et sociaux.
L’extension des programmes d’aide sociale, si elle n’est pas accompagnée d’une stratégie économique créatrice d’emplois durables, risque de transformer la gestion de la pauvreté en politique publique permanente.
Les échéances électorales et le défi de la confiance
A l’approche des prochaines échéances électorales, l’Union socialiste affirme sa volonté de contribuer à la revitalisation de la vie politique nationale.
Mais, au-delà des stratégies partisanes, la décision finale appartient toujours aux citoyens. Ce sont eux qui, à travers les urnes, détiennent le pouvoir d’orienter l’avenir politique du pays.
Pour une politique au service de la démocratie sociale
Au final, les positions exprimées par Mehdi Mezouari dessinent une orientation claire : renouveler l’idée socialiste dans la société, consolider le rôle institutionnel de l’opposition et reconstruire la confiance entre citoyens et action politique.
C’est dans cette perspective que l’Union Socialiste des Forces Populaires entend poursuivre son engagement pour une démocratie plus vivante, un développement plus équilibré et une justice sociale plus effective.
Mohamed Assouali
Membre du Bureau politique
Secrétaire provincial de l’USFP à Tétouan















