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L'ONU invite le Maroc et l’Algérie à relancer le processus de paix au Sahara

Première au Congrès US, un projet de loi bipartisan fustige la collusion Hezbollah-Polisario




L'émissaire de l'ONU pour le Sahara, l'Allemand Horst Kohler, a invité cette semaine le Maroc et l'Algérie à discuter en décembre à Genève de l'avenir de ce territoire, dans l'espoir de relancer un processus de paix moribond depuis une dizaine d'années.
Les invitations ont été remises vendredi à ces deux pays ainsi qu'au Front Polisario et à la Mauritanie, selon des sources diplomatiques. 
Ces quatre parties, qui ont jusqu'au 20 octobre pour y répondre, sont conviées pour les 5 et 6 décembre en Suisse.
Selon un diplomate s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, il ne s'agira pas d'«une réunion de négociations», mais d'une «table ronde». 
L'ordre du jour précis de la réunion n'est d'ailleurs pas détaillé dans la lettre d'invitation à laquelle a eu accès l'AFP. 
Horst Kohler demande aux destinataires de lui soumettre des propositions à cet égard.
«Il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre dans le processus politique sur le Sahara», souligne l'émissaire de l'ONU, se montrant confiant sur la possibilité d'une solution.
Pour le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie, les lettres ont été envoyées aux ministres des Affaires étrangères. On ignore pour le moment à quel niveau ils seront représentés à Genève.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de l'ONU.
Nommé en 2017, l'ancien président allemand Horst Kohler a déjà rencontré les différentes parties en présence en début d'année mais de manière séparée. 
Fin juin-début juillet, il avait effectué une tournée régionale qui l'avait conduit à Alger, Nouakchott, Tindouf, Rabouni, Rabat, Laâyoune, Smara et Dakhla.
Par ailleurs, le congressman républicain Joe Wilson, ainsi que ses collègues Carlos Curbelo (républicain) et le démocrate, Gerry Connolly, ont introduit, dans une première au Congrès US, un projet de loi à la Chambre des représentants, dans lequel ils réaffirment la relation qui unit les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume du Maroc et condamnent la collusion entre le mouvement séparatiste du Polisario et le Hezbollah, ainsi que les visées déstabilisatrices de l’Iran en Afrique du Nord et au delà. 
« Le Royaume du Maroc a été la première nation à reconnaître les Etats-Unis d’Amérique en 1777 et demeure un allié stratégique important et un partenaire pour la paix au Moyen-Orient et en Afrique du Nord», affirme le congresman Joe Wilson, sur son site officiel, tout en condamnant les récents agissements du Polisario, « une organisation terroriste financée par l’Iran ». 
Le projet de loi fustige l’Iran qui « fournit un soutien matériel et financier à des organisations terroristes telles que le Hezbollah, que les Etats-Unis avaient désigné comme étant une organisation terroriste internationale », en pointant du doigt les visées déstabilisatrices de l’Iran et de son allié le Hezbollah en Afrique du Nord, qui « s’inscrivent à rebours des objectifs de la sécurité nationale des Etats-Unis ». 
C’est dans ce contexte que le projet de loi réaffirme le soutien au Plan marocain d’autonomie qu’il qualifie de « sérieux, crédible et réaliste », et qui constitue « un pas vers l’avant en vue de satisfaire les aspirations des populations du Sahara à gérer leurs propres affaires dans la paix et la dignité ». 
Le texte appelle le Président Donald Trump, le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, et la représentante US à l’ONU à soutenir les efforts des Nations-Unies visant un règlement pacifique de la question du Sahara, en droite ligne de la position de Washington, qui a, maintes fois, qualifié le Plan d’autonomie de «sérieux, crédible et réaliste ». 
L’introduction de ce projet de loi intervient suite aux démarches effectuées par la diplomatie marocaine auprès des centres décisionnels à Washington, ainsi qu’auprès des prescripteurs d’opinions américains. Ces démarches ont veillé, avec méthode, à présenter des preuves attestant de la collusion avérée entre le Hezbollah, allié de l’Iran, et le mouvement séparatiste du Polisario, une alliance qui veut semer la déstabilisation et le chaos en Afrique du Nord, notamment. 
A signaler, d’autre part, que le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a été interpellé au sujet des attentats terroristes commis par le Polisario contre des travailleurs canariens au Sahara marocain durant les années 70 et 80.
Fernando Grande-Marlaska a tenu récemment une réunion à ce sujet avec les présidents de plusieurs associations représentant plus de six mille victimes et proches des victimes du terrorisme notamment du front Polisario et de l'ETA, a indiqué samedi le quotidien canarien «La Provincia».
Lors de cette réunion, la présidente de l'Association canarienne des victimes du terrorisme (ACAVITE), Lucia Jimenez, qui représente près de 300 victimes canariennes du terrorisme, a insisté sur la nécessité pour le gouvernement espagnol de prendre des mesures «urgentes et immédiates» en faveur des victimes canariennes des «attaques sanguinaires et brutales” commises par le Polisario au Sahara marocain, ajoute la Provincia, citant un communiqué de la Fédération autonomique des associations des victimes du terrorisme en Espagne (FAAVTE).
Lucia Jimenez et le président de la FAAVTE ont, par la même occasion, demandé à Fernando Grande-Marlaska d’œuvrer pour que ces attentats commis par le front Polisario ne restent pas impunis, relève le quotidien.
La présidente d'ACAVITE a réclamé, en outre, au ministre de mettre en œuvre les mesures d'assistance pour atténuer, de manière rétroactive, les séquelles dont continuent de souffrir jusqu'à aujourd'hui les proches directs des victimes du terrorisme du Polisario.
Lors de cette réunion, les présidents de ces associations ont plaidé pour des réformes urgentes et des mesures légales auprès de l'Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole, pour que les auteurs de ces attentats terroristes commis par le Polisario, l’ETA et autres organisations terroristes, soient traduits devant la justice. 

 

Soutien de la Gambie 
à la marocanité du Sahara 


Le ministre gambien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l'extérieur, Mamadou Tangara, a souligné, jeudi à New York, que la marocanité du Sahara est une chose évidente pour la Gambie, qui maintient une position de principe inchangée sur cette question. 
«En ce qui concerne la question du Sahara, la Gambie a une position de principe qui n’a pas changé avec le temps, en ce sens que depuis notre indépendance on a toujours soutenu la position marocaine sur cette question», a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse à l’occasion d’un dîner offert par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, à ses homologues africains et des Caraïbes, en marge de leur participation à la 73ème session de l’Assemblée générale des Nations unies. 

Camouflet du HCR 
aux séparatistes


Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a confirmé, dans un communiqué publié vendredi après-midi, que les chiffres officiels utilisés pour la planification de l’aide humanitaire pour les camps de Tindouf demeurent inchangés. 
Le HCR souligne que ces estimations seront maintenues "jusqu’à ce que l’exercice d’un enregistrement en bonne et due forme soit conduit". 
Le HCR dément ainsi les chiffres biaisés véhiculés durant les dernières semaines par l’Algérie et le Polisario" et réaffirme l’impératif de l’enregistrement et ce, conformément à son mandat et aux résolutions consécutives du Conseil de sécurité depuis 2011. 
Cette infirmation conforte, en outre, la position constante du Maroc appelant au recensement et à l’enregistrement des populations des camps de Tindouf.

Lundi 1 Octobre 2018

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