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L’EN se remet à rêver dix-huit ans après son dernier quart de finale

Les Lions de l’Atlas possèdent des atouts indéniables pour éliminer les Pharaons


Chady Chaabi
Vendredi 28 Janvier 2022

L’EN se remet à rêver dix-huit ans après son dernier quart de finale
Dix-huit années se sont écoulées depuis le dernier quart de finale continental disputé par l’équipe nationale. C’était en Tunisie, lors d’une CAN 2004, au bout de laquelle le Maroc a vu ses rêves de sacre se fracasser en finale face au pays hôte.

Ce dimanche après-midi (16h), au stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé, il s’agira de poursuivre sur le chemin qui mènera l’EN, in fine, à exorciser les démons du passé. Mais aussi, assurer une continuité. Celle d'être l’épouvantail de l’Egypte. Le caillou dans la chaussure d’une grande nation de football, dont les illusions n’ont que très rarement résisté au Maroc. Dans le livre d’histoire des Maroc-Egypte, l’EN s’est imposée à 12 reprises, en 26 rencontres, soit un taux de victoire avoisinant les 50%, pour trois petites défaites et 11 nuls.

Le match de dimanche sent le souffre. C’est un doux euphémisme. Et comme disent les Américains pour présenter ces rendez-vous couperet, où les destins se nouent sur un fil, il faudra gagner ou rentrer à la maison (win or go home). Au-delà du passé, offrant au Maroc un avantage psychologique indéniable qui traverse les âges, Saïss et ses coéquipiers sont favoris à plus d’un titre. Primo, car les protégés de Vahid Halilhodzic affrontent l’une des plus faibles sélection d’Egypte de l’histoire.

Secundo, parce que les qualités de l’animation offensive du onze national collent aux défauts défensifs des Pharaons. Mais attention. A trop se croire supérieur, le Onze national a été à deux doigts de sortir par la petite porte des huitièmes de finale contre le Malawi. Par manque de sérieux et de concentration, mû donc par un sentiment de supériorité qui sautait aux yeux pendant la première demi-heure.
 
En se frottant aux Egyptiens, Fajr, qui a repris l’entraînement et ses partenaires, ont l’obligation d'être conscients que la qualification sera ardue mais pas impossible. Les conditions climatiques seront dantesques (chaleur et taux d’humidité) et l’adversaire tenace. L’Egypte possède l’une des meilleures défenses de cette CAN, encaissant un seul but, lors de la défaite contre le Nigeria, le premier de ses quatre matchs disputés. Mais est-ce pour autant une défense hermétique ? On en est loin. Même très loin.

Après avoir écarté la Côte d’Ivoire en huitième, les hommes de Carlos Queiroz ont fait preuve d’une immense solidarité défensive à défaut de briller offensivement. Mais sans la maladresse des attaquants ivoiriens, cette solidité aurait pu et dû voler en éclat. En particulier sur une séquence de jeu : le renversement de côtés. Que ce soit via une circulation de balle rapide au sol ou des transversales, à chaque fois que les Ivoiriens faisaient voyager le ballon d’un flanc à l’autre, le bloc défensif égyptien, très dense et compact, se retrouvait en difficulté. Surtout sur le flanc droit. La faute notamment aux replis défensifs très aléatoires et poreux de la star Mohamed Salah.

Du coup, pour appuyer là où ça fait mal, les dédoublements de Massina dans le dos de Boufal seront primordiaux pour profiter d’une supériorité numérique dont la Côte d’Ivoire n’a pas su tirer avantage, à l’inverse du Nigeria dont le but de la victoire a justement été marqué suite à un centre en provenance du côté droit de la défense égyptienne. Mais à la perte du ballon, la qualité du repli défensif sera également capitale. 
 
Car si Mohamed Salah ne défend pas comme un mort de faim, ses appels en profondeur à la récupération sont extrêmement dangereux et tranchants. D’autant qu’il se retrouve le plus souvent en face à face contre un défenseur central. Dimanche, ce sera certainement à Naif Aguerd de se coltiner l’attaquant des Reds de Liverpool. Le positionnement de Louza aura également son importance. Bref, le côté gauche de l'arrière-garde marocaine aura fort à faire et devra surveiller Mohamed Salah comme le lait sur le feu. Autrement, le cours de l’histoire risque de dévoyer.

Chady Chaabi  


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