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Indemnités forfaitaires au profit des employés des salles de sport privées

Octroyées par le Fonds spécial de gestion de la pandémie du coronavirus via la CNSS


Dommages collatéraux de la crise sanitaire actuelle, les propriétaires des salles de sport et leurs employés sont dans le noir le plus complet depuis que les autorités les ont obligés à baisser le rideau sans aucune visibilité sur une prochaine reprise de leurs activités. Entre-temps, ce sont des milliers de personnes qui se retrouvent sur le carreau, avec des finances dans le rouge. Mais dimanche, une petite lueur d’espoir a éclairé une situation peu reluisante. Puisque la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé avoir consacré des indemnités forfaitaires au profit des employés des salles de sport privées. Ces indemnités, financées par le Fonds spécial de gestion de la pandémie du nouveau coronavirus, couvrent la période allant du 1er juillet 2020 jusqu'au 31 mai 2021. Une véritable bouffée d’oxygène, à condition que “les propriétaires des salles de sport formulent des demandes pour que leurs salariés et stagiaires en formation-insertion en arrêt provisoire d'activité, puissent en bénéficier”, précise le communiqué émanant de la Caisse nationale de sécurité sociale. Pour se faire, les employeurs doivent cadrer avec les conditions stipulées dans le guide d’utilisation du portail covid19.cnss.ma. Si tel est le cas, ils auront à soumettre leurs demandes via la même plateforme "à partir de ce jour et jusqu’au 15 courant pour la période allant de juillet 2020 à janvier 2021”, indique la CNSS dans son communiqué. Pour les mois de février et de mars 2021, les demandes pourront être déposées jusqu’au 20 mars courant. En revanche, les déclarations d’avril et mai ne seront possibles qu’à partir “du 16 du mois concerné et se poursuivront jusqu’au 3 du mois suivant”, prévient la CNSS. Sur le portail en question, une vidéo et un guide explicatif seront à disposition des salles de sport pour faciliter leurs démarches. Tout cela est consultable sur le site officiel www.cnss.ma et ses déclinaisons sur les réseaux sociaux. En guise de dernier recours, les personnes concernées ont la possibilité d'appeler le service "Allo Damane" sur les numéros 0802033333 ou 0802007200. Ce ne sera pas de trop, tant la situation des employés des salles de sport est critique. Au bord du gouffre, à l’instar des propriétaires qui sont, quant à eux, au bord de la faillite. Cela fait plusieurs mois que le secteur est dans l’expectative sans aucune visibilité sur une probable reprise de l’activité, regrette l’Association marocaine des professionnels de l’industrie du fitness et de la remise en forme (AMPIF). “Durant la courte période de réouverture, nous avons respecté toutes les mesures dictées, les mesures d'hygiène et les règles de distanciation. Nous avons revu nos plannings et nos horaires pour nous conformer aux nouvelles exigences, réduit le nombre des clients par séance... Aujourd’hui, malgré nos tentatives, le silence reste l'unique réponse de la part des autorités”, s'offusque dans les médias nationaux Driss Chraïbi, vice-président de l’AMPIF. Le sentiment d’injustice, somme toute compréhensible, est encore plus prégnant depuis la réouverture des malls, restaurants, transports en commun et autres terrains de proximité privés. "L'accès des salles et clubs sportifs ne présente pas de risques pour le citoyen. Les bienfaits du sport ne sont plus à démontrer, c’est l’un des moyens pour renforcer son système immunitaire”, argue l’AMPIF qui affiche son incrédulité à chaque fois que les autorités sont sondées quant à la date de réouverture des salles de sport. “A la question : pourquoi cette fermeture, les autorités nous répondent que “c’est comme ça”. Pour décider de fermer, il doit y avoir des raisons, mais des raisons qui semblent en réalité absentes“, s'insurge l’AMPIF. Et il y a de quoi, d’autant que les autorités sanitaires brillent par l’absence de cohérence dans les décisions. D’un côté, elles se réjouissent d’une situation sanitaire stable et améliorée, et de l'autre, elles continuent d’ignorer les salles de sport alors que les bus sont bondés. C’est à ne plus rien y comprendre.

C.E
Lundi 8 Mars 2021

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