Dès les premières heures de la matinée et jusqu’au cœur de la nuit, ces femmes et ces hommes s’activent dans les coulisses des enceintes sportives. Tribunes, gradins, sanitaires, zones mixtes ou abords des stades : chaque espace est nettoyé avec rigueur avant et après les rencontres. Un travail exigeant, mais accompli avec professionnalisme et fierté.
Les jours de match, le rythme est soutenu. Après le coup de sifflet final, alors que les supporters quittent les lieux, les agents prennent le relais. En quelques heures seulement, ils redonnent aux stades leur éclat, prêts à accueillir un nouveau public le lendemain. Leur mission est d’autant plus complexe que l’affluence est massive et que l’intensité de la compétition ne laisse aucun répit.
Au-delà de la propreté, leur travail illumine directement l’image du Maroc, pays hôte de la CAN. Des stades propres et bien entretenus reflètent une organisation maîtrisée et un sens aigu de l’hospitalité. Pour beaucoup d’agents, cette responsabilité est vécue comme une contribution personnelle à la réussite de l’événement continental.
"Quand les supporters partent, notre match commence", confie Ahmed, agent de propreté au Stade Prince Moulay Abdellah, ajoutant qu'"on sait que le lendemain, le stade doit être impeccable. C’est une responsabilité, mais aussi une fierté de participer à cet événement".
"C’est fatigant, surtout avec l’affluence les jours des matchs mais quand on voit le Stade propre le matin, on oublie la fatigue. On se dit que notre travail a du sens", souligne un autre agent.
Si les joueurs font vibrer les foules, les agents de propreté assurent, dans l’ombre, la continuité du spectacle. Leur engagement mérite d’être salué à la hauteur de leur contribution. Car derrière chaque match réussi, il y a aussi ces travailleurs discrets qui veillent, balai et gants à la main, à ce que la CAN Maroc 2025 reste une fête propre, au sens propre comme au figuré.
Par Houdaifa El Hajjam (MAP)











