Le dirigeant du parti des forces populaires a, dans cette veine, mis l’accent sur l’impératif de déployer l’approche participative avec lesdits professionnels quant à la préparation et la conception de projets de lois organiques d’une part et la mise en avant du rôle législatif de l’opposition parlementaire dans la pertinence des projets de lois, d’autre part.
Driss Lachguar a exprimé l’étonnement du parti des forces populaires devant l’attitude du gouvernement traduite par l’indifférence de ce dernier qui délaisse les règles démocratiques tout au long du mandat législatif en transcendant la temporalité législative, estimant, par ailleurs, que ce qui s’est passé concernant le projet de loi de la restructuration du Conseil national de la presse constitue un précédent «qu’il faut combattre car il porte atteinte à l’esprit et à la gestion intrinsèque de la profession».
Le Premier secrétaire de l’USFP a réitéré le fait que le soutien exprimé par le parti de la Rose depuis le début de la discussion de ce projet de loi n’est pas conjoncturel mais s’insère en plein milieu de ses positions historiques constantes quant au soutien et à l’immunisation du secteur de la presse et de l’édition et à sa tendance durable quant à la liberté d’expression et l’autonomie de son organisation professionnelle, de même qu’à la défense des droits des journalistes.
D’autre part, l’ensemble des instances syndicales et professionnelles représentées par le Syndicat national de la presse marocaine, la Fédération marocaine des éditeurs, la Fédération nationale de la presse, des médias et de la communication /UMT, le Syndicat national des médias et de la presse (CDT) et la Confédération marocaine des éditeurs de journaux et la presse électronique, ont salué, lors de cette rencontre avec le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, les positions exprimées par les deux Groupes parlementaires ittihadis soutenant constamment les revendications et les attentes des acteurs du secteur des médias, en mettant en avant le processus déployé dans leur plaidoyer focalisé sur la mise en avant de l’importance de cette loi qui pourrait hypothéquer le secteur et faire reculer l’acquis de l’autonomie de la profession, fustigeant, à cet égard, l’absence de réactivité du gouvernement quant aux attentes des professionnels, aux suggestions de l’opposition et aux recommandations du Conseil économique, social et environnemental et du Conseil national des droits de l’Homme (…).
Rachid Mefta










