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Faute de Ligue des champions, le PSG s’offre la Ligue 1 : Et maintenant, que vont faire les Parisiens?




Sacré dimanche en championnat, le Paris SG est bien parti pour reconquérir une souveraineté nationale totale avec la Coupe de France en vue. Mais son intersaison risque d'être bien agitée, entre interrogations sur le fair-play financier, envies d'ailleurs et nécessité, à nouveau, de se renforcer à des postes clés.
"Notre entraîneur, c'est Unai", avait rappelé le président du PSG Nasser Al-Khelaifi après la victoire en Coupe de la Ligue. Mais dimanche dans Téléfoot, le capitaine Thiago Silva, à qui était demandé s'il souhaitait qu'Emery reste en poste, a été plus ambigu: "Oui bien sûr (je veux qu'il reste), je suis son capitaine, et même si je pensais le contraire, je ne peux pas dire qu'il faut qu'il parte", a-t-il dit sur TF1.
Les jours d'Emery semblent toujours comptés à Paris. Son contrat expire en juin et les noms de ses successeurs potentiels ont fait la Une d'une bonne partie de la presse européenne ces dernières semaines.
L'Allemand Thomas Tuchel semble tenir la corde, dixit les médias français et allemand, bien qu'il ait moins gagné qu'Emery (triple vainqueur de l'Europa League avec le Séville FC) et que son management intransigeant ne paraisse pas forcément en adéquation avec le susceptible vestiaire parisien. C'est le premier dossier à boucler pour le PSG. Et vite, car la Coupe du monde va empiéter une bonne partie de la période de préparation cet été.
Un autre dossier est en haut de la pile des priorités parisiennes: le PSG n'en a pas fini avec le fair-play financier. Il a déjà annoncé un partenariat "de plusieurs millions d'euros" en Chine mi-mars, et laisse transpirer des nouvelles positives quant aux contrats de sponsoring sur le point d'être signés, mais reste sous le coup d'une enquête de l'UEFA.
Le fair-play financier stipule qu'un club ne doit dépenser plus qu'il ne gagne, même s'il est adossé à un actionnaire richissime. Or Paris a déboursé plus de 400 millions d'euros la saison précédente sur le marché des transferts, et le Financial Times a inquiété en rapportant que certains contrats de sponsoring liant le PSG avec des partenaires qatariens étaient "significativement surévalués".
Si ces informations, déjà publiées fin janvier dans le Journal du Dimanche, étaient confirmées, l'instance européenne pourrait prononcer des sanctions envers le club parisien, épinglé en 2014 pour un problème similaire. Dans l'immédiat, il doit se rendre le 20 avril à Nyon, au siège de l'UEFA, pour une "rencontre avec l'instance de contrôle financier des clubs (ICFC)", chargée de faire respecter le fair-play financier. Le verdict de l'instance aura des conséquences sur le mercato d'été parisien.
Plusieurs cadres d'importance, comme Marquinhos et Thiago Silva, ont plaidé pour la stabilité cet été. Le premier a pris l'exemple du Real. "Ça fait combien d'années qu'ils jouent ensemble? Pour qu'une équipe aille vers l'avant, elle a besoin de temps pour avoir les mécanismes", avait-il glissé au soir de l'élimination en Ligue des champions. Silva a lui réclamé de "changer le minimum", fin mars dans une interview à Veja.
Seront-ils entendus par leur état-major? L'effectif parisien pourrait connaître une saignée cet été. Thiago Motta, finissant, devrait mettre un terme à sa carrière, tandis que Layvin Kurzawa, Javier Pastore voire Angel Di Maria, Kevin Trapp ou Julian Draxler pourraient être tentés par d'autres horizons. D'autant qu'ils représentent une valeur marchande certaine, ce qui n'est pas anodin dans la perspective du fair-play financier.
Le PSG devra également arbitrer, peut-être, le manque d'affinités entre sa star, Neymar, et son buteur Edinson Cavani, qui se sont opposés lors du penaltygate et dont l'absence d'échanges dans le jeu a pesé sur le résultat parisien à Madrid. Et si l'Uruguayen quittait Paris? Le club de la capitale devrait connaître aussi du mouvement dans le sens des arrivées.
Il lui faudra dénicher un milieu défensif pour pallier le départ de Motta et le manque d'impact de Lassana Diarra, un latéral gauche ayant le niveau Ligue des champions. Un gardien de haut niveau serait aussi sur les tablettes parisiennes, même si Alphonse Aréola n'a pas grand- chose à se reprocher en Ligue des champions cette saison.
Et digérer tous ces changements en un temps record pour que Paris soit prêt pour la Ligue des champions la saison prochaine. A défaut de quoi pourrait rejaillir, une fois encore, la tentation de tout changer.

Mardi 17 Avril 2018

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