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La semaine dernière, des composantes de la société civile locale sont montées au créneau pour faire valoir le droit des habitants. Se basant sur un P.V signé conjointement par l’ONEP et l’ex-conseil municipal de la ville en 2011, les protestataires ont imputé l’entière responsabilité à l’Office tout en l’invitant à respecter ses engagements.
Pour les responsables de l’ONEP, il n’y a eu aucun manquement de leur part. Sachant que le projet de branchement du douar El Ghazoua a été initié, programmé et totalement financé à hauteur de 5 millions de DH par l’Office en 2008. Malheureusement, les plans soumis à l’office par la municipalité et adoptés dans le cadre du projet n’avaient rien à voir avec la réalité. L’entreprise a été confrontée à des obstacles qui l’ont finalement poussée à résilier le marché.
Pour Hicham Jebbari, maire d’Essaouira, des complications juridiques et techniques sont à l’origine de ce problème, hérité des ex-conseils municipaux, et qui n’a que trop duré. D’après lui, il va falloir attendre l’adoption du nouveau plan d’aménagement de cette zone et entreprendre les démarches juridiques nécessaires pour pouvoir concrétiser le projet de branchement du douar Ghazoua au réseau d’eau potable. Il a, par ailleurs, soulevé la modicité du montant alloué à ce projet tout en appelant à un engagement financier plus important de la part de l’office.
« Contrairement à des zones rurales dont les ménages bénéficient de l’eau potable, les habitants du douar El Ghazoua demeurent privés de ce droit. Par ailleurs, on ne peut pas compter uniquement sur la bonne foi des habitants pour faire aboutir ce projet. Les services municipaux devront à cet effet assumer pleinement leurs responsabilités et procéder à l’expropriation des terrains requis pour la réalisation des travaux », nous a déclaré un responsable de l’ONEP.
Les versions des deux principaux intervenants s’accordent sur le manquement des ex-conseils communaux au niveau du règlement de la situation juridique du foncier requis pour la concrétisation du projet, toutefois, ce sont les habitants qui devront attendre encore longtemps avant la satisfaction de leur revendication légitime.










