Les images de la télévision montraient les proches de victimes ravagés par le chagrin et des dizaines de cercueils qui quittaient le Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS), le principal hôpital d'Islamabad, où les cadavres avaient été transportés pour être identifiés.
Neuf corps restent en cours d'identification et des tests ADN seront effectués, a indiqué un responsable de l'hôpital.
L'appareil, de la compagnie privée pakistanaise Bhoja Air, s'est écrasé vendredi soir dans une zone agricole à quelques kilomètres de l'aéroport d'Islamabad. Il a explosé sous le choc avant de s'enflammer, ne laissant aucune chance de survie à ses passagers.
Parmi les victimes figuraient onze enfants.
L'avion effectuait la liaison Karachi-Islamabad et s'apprêtait à atterrir à l'aéroport de la capitale pakistanaise, sous un très violent orage.
Les familles des victimes n'ont pas caché leur colère samedi, dénonçant l'irresponsabilité des autorités qui a, selon eux, entraîné l'accident, deux ans après celui, déjà à Islamabad, d'un Airbus A321 de la compagnie privée Airblue.
Ce dernier s'était écrasé dans des collines sous la pluie avec une visibilité très réduite, tuant les 152 personnes à bord.
Bhoja Air avait repris en mars ses vols intérieurs entre Islamabad et Karachi avec plusieurs Boeing 737, après avoir été contrainte en 2000 par l'Aviation civile à suspendre ses vols en raison de difficultés financières.