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Dans leur déclaration finale, les participants à ces rencontres, organisées autour du thème "L’avenir de la civilisation humaine à l’épreuve de l’intelligence artificielle", ont affirmé que le développement et l’usage de l’IA doivent être pleinement orientés vers le bien-être de l’humanité, la préservation de la dignité humaine et la promotion d’un avenir commun fondé sur la justice et l’équité.
Ils ont également plaidé pour l’élaboration de cadres internationaux de gouvernance de l’intelligence artificielle reposant sur la transparence, la responsabilité, la sécurité et la confiance, dans le respect des spécificités culturelles et des souverainetés nationales.
Les signataires ont insisté sur l’importance de renforcer la fiabilité, la robustesse et l’explicabilité des systèmes d’IA, à travers la mise en place de mécanismes d’évaluation, d’audit et de certification, afin de consolider la confiance dans ces technologies.
Face à la prolifération des contenus manipulés, des campagnes de désinformation et des discours de haine amplifiés par les technologies numériques, ils ont exprimé leur préoccupation et appelé à la mise en place de dispositifs de veille, d’alerte et de réponse adaptés.
La déclaration met aussi l’accent sur la nécessité de prévenir les usages de l’IA susceptibles d’exacerber les conflits, tout en encourageant le recours à des solutions technologiques favorisant la prévention des crises et le maintien de la paix.
Les participants ont, en outre, souligné l’importance de réduire les fractures numériques en garantissant un accès équitable à l’intelligence artificielle, notamment au profit des pays en développement, ainsi que le renforcement des capacités humaines et institutionnelles.
Ils ont également encouragé le développement d’écosystèmes d’innovation souverains, favorisant des solutions technologiques locales adaptées aux réalités culturelles, économiques et sociales, et soutenant l’émergence d’une IA responsable et ancrée dans les territoires.
La "Déclaration de Fès" insiste aussi sur l’intégration des sciences humaines et sociales dans la conception des technologies, afin d’assurer leur alignement avec les valeurs éthiques universelles et les attentes des sociétés.
Les participants ont reconnu le rôle central de la jeunesse dans la construction d’un avenir numérique responsable, appelant à renforcer son implication, sa formation et sa capacité d’innovation.
Ils ont enfin réaffirmé que le dialogue interculturel et inter-civilisationnel demeure un fondement indispensable pour accompagner les mutations technologiques et promouvoir une coexistence pacifique et durable.
Cette rencontre internationale a réuni à Fès des personnalités académiques, scientifiques et diplomatiques de haut rang représentant les cinq continents, ainsi que plus de 1.400 jeunes issus de 74 pays.
Organisé par l’Université Euromed de Fès, la Chaire des Nations unies pour l’Alliance des civilisations, la Ligue musulmane mondiale et l’Alliance des civilisations des Nations unies (UNAOC), cet événement a constitué un espace stratégique de dialogue sur les profondes mutations induites par l’intelligence artificielle.








