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​Le Maroc et le Danemark mènent le combat contre la torture

L'Initiative mondiale contre la torture, un des faits saillants du partenariat entre les deux pays




​Le Maroc et le Danemark mènent le combat contre la torture
Œuvrer pour le bannissement de toutes les formes de traitements cruels et inhumains et pour que la convention contre ce genre de pratiques dégradantes devienne une réalité concrète 30 ans après son adoption: le Maroc est, aux côtés du Danemark, résolument engagé dans le combat pour un monde débarrassé de la torture.
En cette année qui tire à sa fin, l'Initiative mondiale contre la torture (CTI) aura été l'un des faits saillants du partenariat maroco-danois au plan multilatéral, tout un symbole à l'heure où le Maroc poursuit avec détermination sa marche pour la consolidation et la promotion des droits humains dans le cadre d'une coopération constante avec les mécanismes internationaux spécialisés.
Une telle démarche à l'international illustre en effet la grande maturité du long processus de réformes engagé par le Royaume depuis l'établissement de l'Instance équité et réconciliation (IER), dont le travail a été salué comme un modèle de la justice transitionnelle visant à rompre avec les violations du passé.
Pour la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mbarka Bouaïda, l'adhésion à cette initiative découle du choix démocratique stratégique irréversible du Maroc en faveur de la protection et la promotion des droits de l'Homme au niveau national et international. 
Le Maroc avait ratifié la Convention contre la torture il y a 20 ans, dans le cadre d'un vaste processus de réformes structurelles et profondes, avait rappelé Mme Bouaïda devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève citant la criminalisation de toutes les formes de torture et de mauvais traitement comme l'une des mesures engagées dans ce sens. 
Le mois écoulé, le Royaume a déposé les instruments de ratification du Protocole facultatif à la Convention internationale contre la torture, un évènement de taille intervenu à la veille de la tenue à Marrakech du Forum mondial des droits de l'Homme.
«Ce mécanisme revêt une importance capitale puisqu'il permettra d'endiguer le phénomène de la torture, en vue de son éradication», avait réagi le secrétaire général du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Mohamed Sebbar, pour qui il s'agit d'un nouvel acquis qui ouvrira plusieurs possibilités dans le domaine de la protection, surtout qu'il incombe désormais au Maroc de créer un mécanisme national de lutte contre la torture.
Le Maroc a ratifié, en juin 1993, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, adoptée le 10 décembre 1984 par l'Assemblée générale des Nations unies. Depuis, il a présenté plusieurs rapports périodiques et réagi aux recommandations qui s'en ont suivi. Parallèlement, il s'est engagé dans une coopération soutenue avec les mécanismes internationaux des droits de l'Homme, dans un souci de mettre en œuvre ses engagements en termes de prévention et de lutte contre la torture et les mauvais traitements. 
Des visites ont été ainsi effectuées par le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que par le groupe de travail sur la détention arbitraire.
Il n'est point fortuit que le ministre danois des Affaires étrangères, Martin Lidegaard, considère l'initiative conjointe avec le Maroc pour promouvoir la ratification universelle de la convention onusienne comme une reconnaissance des efforts consentis par le Royaume en vue d'éradiquer toutes les formes de torture. 
Le Maroc a fait un très bon travail en matière de lutte contre la torture, a ainsi relevé M. Lidegaard en marge de la dernière session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
«Nous sommes très heureux que le Maroc ait décidé de faire partie de cette initiative commune», s'est en outre réjoui le chef de la diplomatie danoise pour qui il est important d'avoir «un pays clé et important de chaque région du monde pour promouvoir la ratification universelle de la Convention de l'ONU sur la torture».
Depuis l'intronisation de S.M le Roi Mohammed VI, le Royaume n'a de cesse de traduire la culture des droits de l'Homme dans son arsenal juridique et dans la pratique au quotidien, la dignité du citoyen marocain étant, pour le Souverain, l'objectif ultime des politiques publiques.
De l'élargissement des prérogatives du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), à la création du Conseil économique, social et environnemental, à la mise en place de l'Instance centrale de prévention contre la corruption, en passant par la réforme importante et historique de la justice militaire, outre l'harmonisation du système judiciaire national avec les conventions des droits de l'Homme et le droit humanitaire international, ratifiés par le Maroc: l'arsenal institutionnel du Royaume a été considérablement renforcé en droite ligne de la Constitution adoptée en juillet 2011. 
N'en déplaise à ses détracteurs, le Maroc s'est affirmé en toute légitimité, grâce à cet engagement sans faille comme l'un des porte-drapeaux d'un tel projet d'envergure aux côtés d'une grande démocratie comme le Danemark.
Menée en partenariat également avec le Chili, le Ghana et l'Indonésie, cette initiative a pour but de favoriser la ratification universelle et la mise en œuvre de la convention contre la torture d'ici 2024.
Pour ses initiateurs, ce phénomène continue en effet de sévir dans de nombreux pays du monde. Et au cours de la décennie écoulée, certains tentent même d'en minimiser voire d'en justifier l'usage.
«Il est temps de faire de la convention contre la torture une réalité concrète 30 ans après son adoption», a plaidé le président du comité de l'ONU contre la torture, Claudio Grossman qui a qualifié la mise en place de cet instrument international d'«avancée majeure dans la protection des droits de l'Homme».
Lancée en mars 2014, cette démarche vise à favoriser une coopération régionale et interétatique accrue afin d'obtenir la ratification universelle du Traité contre la torture et sa pleine mise en œuvre. 
L'initiative tend ainsi vers l'intensification de l'assistance technique aux pays en développement en mettant l'accent sur le rôle des institutions nationales, des ONG et des experts académiques dans la réalisation des objectifs de la convention. 
Aussi, le Maroc a-t-il proposé d'organiser des sessions de formation régionales, faisant part de sa disposition d'abriter la première session consacrée à l'Afrique.
Pour ses promoteurs, le combat contre la torture représente en effet un choix démocratique et stratégique irréversible et un engagement résolu en faveur de la protection et la promotion des droits de l'Homme partout à travers le monde.  

MAP
Vendredi 19 Décembre 2014

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