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L’intervenant a souligné que la politique au Maroc a connu une crise réelle et vit en perpétuels changements depuis les législatives de 2007. Il estime également que le processus démocratique n’a pas abouti malgré les « efforts et les sacrifices des militants de la gauche marocaine». Pourtant, il a reconnu qu’il y a eu des changements et une certaine évolution après qu’une partie de la gauche est entrée au gouvernement en 1998. Cela s’est confirmé par la mise en œuvre de grands chantiers. Il a, néanmoins, insisté sur l’insuffisance et la fragilité, voire « la précarité » de ces évolutions puisqu’elles ne sont pas fondées sur une base constitutionnelle et démocratique solide.
Cet échec de la démocratie marocaine, contrairement à d’autres expériences telles que celles de l’Amérique latine, de l’Asie, s’explique, selon l’intervenant, par quatre phénomènes essentiels. D’abord, l’absence d’une réforme du champ religieux ; la politique loin d’être moderne que le Maroc a menée dans le domaine de l’enseignement et de l’éducation nationale ; l’offensive de l’impérialisme américain et occidental devant l’incapacité de la résistance de l’Etat reposant sur une économie de l’assistanat ; et enfin la régression et la crise que connait la classe ouvrière suite à la dégradation des salaires et à la hausse des prix.
A la fin de cette intervention, Ali Boutouala a proposé plusieurs alternatives pour que le Maroc puisse sortir de cette situation. Il a ainsi affirmé que la gauche marocaine, qu’elle soit au gouvernement ou dans l’opposition, doit se rassembler et militer pour le changement. Il a ajouté que cette gauche devrait retrouver « le terrain, et le travail concret et quotidien avec les citoyens », et ce dans l’objectif de mobiliser les citoyens et les encadrer pour qu’ils défendent leurs intérêts et leurs droits.














