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Les déclarations des incidents de paiement poursuivent leur trend haussier

Le nombre d'interdits d'émission de chèques affiche une augmentation de 4,14% à fin 2018




Les déclarations des incidents de paiement ont maintenu leur croissance au  titre de l’année 2018, a relevé Bank Al-Maghrib (BAM) dans son rapport annuel sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, leur surveillance et les initiatives d’inclusion financière.
Selon la Banque centrale, les déclarations des incidents de paiement ont poursuivi leur croissance enregistrant un accroissement de 6,41% au cours de l’année dernière, correspondant à 460.288 déclarations contre 4,84% un an auparavant (432 578).
L’analyse des flux des données traitées par la Centrale des incidents de paiement sur chèque (CIP) montre que le montant correspondant à ces incidents suit la même tendance, dans ce sens qu’il a enregistré un accroissement de 12,57% (13.297,20 MDhs) contre une augmentation de 3,92% (11.811,99 MDHS), a indiqué BAM.
« Après une légère régression de 0,70% (112.288), les régularisations ont enregistré une hausse de 1,31% (113.756)», a noté la Banque centrale soulignant toutefois que le montant associé à ces IP régularisés a enregistré un repli de 0,05% (1791,01 Mdhs) au cours de la même année contre une baisse de 2,42% (1 791,95 MDhs).
Concernant les incidents de paiement échus, il ressort du rapport annuel de Bank Al-Maghrib qu’ils ont connu une décélération du rythme d’augmentation qui est revenu à 6,12% (205.198) après une forte appréciation de 26,71% (193 362).
S’agissant des demandes de renseignements émanant des banques, le document révèle qu’elles ont continué leur tendance baissière et affiché une régression de 4,25% correspondant à 3.809.751 après un recul de 8% en 2017 (3.978.983).
A propos toujours des demandes, il apparaît que plus de 99% de celles-ci « sont réalisées par des traitements automatisés massifs (BATCH) et 7,16% de ces requêtes concernent les personnes morales », a fait savoir Bank Al-Maghrib.
Quant aux déclarations d’interdictions judiciaires émanant des tribunaux d’Ouarzazate, de Berkane et de Marrakech, BAM a noté qu’elles se sont établies à 11 en 2018.
Dans son rapport, Bank Al-Maghrib a fait aussi savoir que le dispositif d’écoute et d’assistance mis à la disposition du public a permis de traiter 3.860 requêtes, ce qui correspond à une hausse de 9,32% par rapport à décembre 2017. Et de préciser que 94,46% des requêtes clients sont prises en charge au niveau de ses agences.
« Le traitement de ces requêtes a permis de lever 114 interdictions à tort, satisfaire 3.657 demandes d’accès à des informations personnelles et de traiter 89 requêtes relatives notamment à la non régularisation de l’IP par les banques (84,27%) et des erreurs sur les données signalétiques (7,87%) », a précisé BAM notant que la répartition des demandes de renseignement par agence de Bank Al-Maghrib, révèle la prédominance des agences de Casablanca et de Rabat, avec une part de 57% du total des demandes traitées.
Pour ce qui est des incidents de paiement non régularisés, conformément aux termes de l’article 313 de la loi 15-95 formant code de commerce, il ressort qu’au terme de la période sous revue, leur nombre s’est établi à 3.133.017 cas. Ce qui représente une hausse de 4,72%.
La répartition du nombre de ces incidents par catégorie de clientèle fait état de 2.428.259 incidents (77,51%) concernant des personnes physiques et 704.758 incidents (22,49%) imputables à des personnes morales.
Dominé par les personnes physiques, dont la proportion couvre 87,75% du total des personnes interdites d’émettre des chèques, le nombre d’interdits d’émission de chèques est passé à fin décembre 2018 à 668.988 personnes contre 587000 en 2017, soit une augmentation de 4,14%.
Enfin, la répartition par tranche de montant des incidents de paiement non régularisés à fin décembre 2018, fait apparaître que « les chèques d’un montant inférieur ou égal à 5.000 dirhams constituent 36,89% en nombre tandis que leur part en valeur n’est que de 2,62%, ceux inclus dans la tranche de 5.000 à 100.000 dirhams s’accaparent 57,68% en nombre et 41,30% en valeur alors que les chèques d’un montant supérieur à 100.000 dirhams représentent une part limitée de 5,43% en nombre et couvrent 56,08% en valeur », a souligné BAM.

Alain Bouithy
Vendredi 18 Octobre 2019

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