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Le déficit budgétaire se creuse à 11,5 MMDH à fin février

En baisse de 20,8%, les recettes non fiscales se sont établies à 2.233 MDH au cours du mois dernier contre 2.819 MDH un an auparavant


Alain Bouithy
Dimanche 13 Mars 2022

Le déficit budgétaire se creuse à 11,5 MMDH à fin février
Le déficit budgétaire s’est creusé à fin février 2022 et en comparaison avec la même période de 2021, selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

En effet, « sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 11,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin février 2022 contre un déficit budgétaire de 10,2 MMDH un an auparavant », a récemment annoncé la Trésorerie générale.

Dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois de février 2022, la TGR précise que ce déficit tient compte d’un solde positif de 13,6 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA).

D’après les données recueillies par la TGR, les recettes ordinaires brutes (compte non tenu des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux) ont enregistré une hausse de 7,2% équivalant à +2,6 MMDH, s’établissant ainsi à 38,8 MMDH contre 36,2 MMDH à fin février 2021.

Dans son bulletin de statistiques, la Trésorerie attribue cette amélioration à « l’augmentation des impôts directs de 3,1%, des droits de douane de 13,8%, des impôts indirects de 14,2% et des droits d’enregistrement et de timbre de 9%, conjuguée à la baisse des recettes non fiscales de 20,8% ».

Le même document précise que les recettes fiscales brutes se sont établies à 36,6 MMDH contre 33,4 MMDH à fin février 2021, soit une augmentation de 9,6% équivalant à +3,2 MMDH, grâce à la hausse des recettes douanières de 17,2% et de la fiscalité domestique de 4,7%.

Au cours de la même période, les recettes non fiscales ont, en revanche accusé une baisse de 20,8% (-586 MDH), pour s’établir à 2.233 MDH contre 2.819 MDH un an auparavant.

Si l’on en croit la TGR, ce recul s’explique notamment par « la diminution des recettes en atténuation de dépenses de la dette (269 MDH contre 752 MDH) et de la redevance gazoduc (-104 MDH), conjuguée à la hausse des versements des comptes spéciaux du Trésor au profit du budget général (553 MDH contre 302 MDH) et des recettes de monopoles (814 MDH contre 614 MDH) ».

Analysant cette fois-ci l’évolution des dépenses émises au titre du Budget général, la Trésorerie générale indique qu’elles ont atteint 72,6 MMDH à fin février 2022. Cette évolution (7,5% par rapport à leur niveau à fin février 2021) provient de « la hausse de 21% des dépenses de fonctionnement, conjuguée à la diminution de 2,5% des dépenses d’investissement et de 15% des charges de la dette budgétisée », selon ses explications.

Précisons que la diminution des charges de la dette budgétisée de 15% s’explique par la baisse de 20,3% des remboursements du principal (8,6 MMDH contre 10,8 MMDH) et de 2,5% des intérêts de la dette (4.455 MDH contre 4.570 MDH), comme le relève la TGR dans son bulletin.

Abordant la situation des engagements de dépenses (y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement), la Trésorerie générale constate que ceux-ci se sont élevés à 121,9 MMDH durant la même période, représentant un taux global d’engagement de 22% contre 23% à fin février 2021. Tandis que le taux d’émission sur engagements a été de 69% contre 68% un an auparavant, poursuit-elle.

En ce qui concerne les recettes des comptes spéciaux du Trésor, les chiffres recueillis montrent qu’elles ont atteint 25,2 MMDH, indique la Trésorerie générale. Et de préciser qu’elles « tiennent compte des versements reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 11,1 MMDH contre 10,5 MMDH à fin février 2021 ». Les dépenses émises ont, de leur côté, été de 11,8 MMDH.

Dans son bulletin de statistiques, la TGR précise qu’elles intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 485 MDH. Et de noter, que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’élève à 13,4 MMDH.

Enfin, il ressort du même bulletin que « les recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome ont été de 206 MDH contre 181 MDH à fin février 2021, en hausse de 13,8% ». Tandis que les dépenses ont été de 16 MDH à fin février 2022 contre 5 MDH un an auparavant, en augmentation de 220%, a fait savoir la TGR.

Alain Bouithy


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