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"Il ne fait désormais aucun doute que nous vivons un changement d'ère", indique M. O'Flaherty dans un rapport portant sur son activité de l'an passé.
"Impact de l'intelligence artificielle", "triple crise planétaire" (réchauffement climatique, pollution et perte de biodiversité), niveaux "croissants d'inégalité", impact "sous-estimé de la pandémie de Covid-19", "érosion généralisée de la confiance", "multilatéralisme en déclin", montée des populismes : pour le commissaire, "les preuves sont tout autour de nous".
"Nos inestimables acquis en matière de droit et de pratique des droits humains sont menacés. Chose inimaginable, nous risquons de les perdre", s'alarme encore M. O'Flaherty, qui a présenté mercredi son rapport devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui tient cette semaine à Strasbourg sa session de printemps.
Il s'inquiète de l'ampleur "des atteintes et des violations des droits humains (...) à travers le monde", à l'image de la situation des Roms en Europe, la population qui subit selon lui "la violation la plus généralisée des droits humains sur ce continent".
"Il y a eu plus de guerres ces dernières années qu'au cours d'une génération", relève encore le commissaire, qui s'inquiète du rejet dont font l'objet "les normes" et "les traités", rejet qui ne concerne plus seulement les extrêmes mais désormais aussi le "centre de notre vie politique".
Face à cela, il appelle à "reconnaître le trésor que constituent les droits humains et que nous risquons de perdre" et "à relever les grands enjeux et défis de notre époque", comme la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, la situation des Roms ou encore la "gestion des frontières".
"Nous sommes confrontés à des années extrêmement difficiles" mais "nous disposons des outils nécessaires pour survivre. Le défi consiste à les mettre en oeuvre correctement", estime-t-il encore.










