-
Le courant ne peut pas passer avec une certaine opposition qui pénalise la femme et qui ne veut pas comprendre qu’elle est l'égale de l'homme en droits et en devoirs
-
Le vice-Premier ministre britannique se félicite des progrès réalisés dans le renforcement du partenariat maroco-britannique, inscrit dans une «nouvelle ère» depuis le 1er juin 2025
-
Le Royaume-Uni réaffirme son appui au plan d’autonomie marocain comme «la base la plus crédible, viable et pragmatique pour la paix au Sahara»
-
Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche
Le triste état dans lequel se trouve la Kasba longeant le fleuve Oum Erabia atteste avec force du comportement passif voire négatif de certains responsables envers notre Histoire et notre patrimoine culturel et pose avec acuité une fois de plus le problème de la sauvegarde et la restauration des monuments historiques. Chez nous, il faudrait vivre un drame ou une catastrophe pour qu’on réagisse. Ce fut le cas d’Anfgou où l’on n’a réagi qu’après la mort d’une trentaine d’enfants et c’est pareil pour l’écroulement de la Mosquée de Meknès.
Moha Ou Hamou Zayani, héros légendaire, luttait contre l’occupant et proclamait son attachement à la monarchie. Les 12 et 13 novembre 1914, au petit village El Heri, il avait anéanti une colonne française et s'imposa ensuite à Aghbalou, près de Ksiba face au colonel Mangin. Selon certains historiens, de sa Kasba, le guerrier amazigh tranchait dans les différends entre les tribus zayanes et contrôlait le passage sur le pont portugais lui aussi détruit par les crues de Oum Errabiaâ.
Sa Kasba est le symbole d’une mémoire collective . Celle du combat et de l’engagement d’un peuple pour l’Indépendance et la libération du pays du joug du colonialisme. Mais c’est aussi un monument historique et culturel sur le plan architectural et patrimonial. La Kasbah de Moha ou Hammou Zayani, bâtie par le sultan almoravide Ibn Tachfine sur le bord d'Oum Errabiaa, restaurée par le sultan Moulay Ismaïl en 1688, dans le cadre de la construction de l'axe stratégique allant de Meknès en passant par Azrou, Khénifra, jusqu'à Marrakech. Aujourd’hui, non seulement elle est menacée vu son état délabré, mais menace la vie des passants et des mitoyens. Il est impératif que tous les départements concernés ainsi que les acteurs locaux interviennt pour rétablir une mémoire collective, que symbolise la Kasba de Moha Ou Hammou Zayani.








