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La Côte d’Ivoire à l’honneur du “Marocuir” 2020

Le 8ème Salon international du cuir se tiendra du 27 au 29 février à Casablanca




La déclinaison régionale des écosystèmes du cuir constitue une opportunité de développement et de croissance du secteur dans les marchés à fort potentiel. C’est ce que suggère le thème de la 8ème édition du Salon international du cuir  « Marocuir » qui ouvrira ses portes dans moins d’une dizaine de jours à Casablanca.
Prévue du 27 au 29 février, à la Foire internationale de Casablanca (AMDIE), cette édition professionnelle est organisée par la Fédération marocaine des industries du cuir (FEDIC), sous l’égide du ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Economie verte et numérique.
Soulignons que plus de 100 exposants nationaux et internationaux en provenance de 10 pays, contre la cinquantaine enregistrée l’année dernière, sont attendus à ce salon qui entend présenter, à l’instar des précédentes éditions, les écosystèmes de chaussures, tanneries, mégisseries et maroquinerie dans les moindres détails.
L’occasion leur sera ainsi donnée de présenter leurs collections, produits et savoir-faire aux côtés d’une quarantaine de donneurs d’ordres issus de différents pays qui participeront aux missions B2B prévues dans le cadre de ce rendez-vous.
Soulignons également qu’environ 4000 acheteurs et opérateurs professionnels du secteur prendront part aux activités de l’exposition « Marocuir », concoctées par des organisateurs qui se veulent confiants quant à la réussite de cette édition.
Une édition qui sera également ponctuée par plusieurs conférences thématiques sur l’investissement, les opportunités, la formation et la communication  dans le secteur des industries du cuir en général et marocain en particulier, a annoncé Hamid Ben Rhrido, président de la FEDIC lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca.
L’édition 2020, dont la séance inaugurale se déroulera le jeudi 27 février en présence du ministre Moulay Hafid El Alami et de plusieurs personnalités politiques, économiques et diplomatiques, « est une occasion pour engager un débat fructueux sur les initiatives amorcées pour les années à venir dans le secteur, notamment le lancement de nouvelles zones industrielles, les projets d’investissements dans les zones de Souss Massa, de Casablanca et de Fès », ont affirmé les organisateurs au cours de ladite rencontre.
Cette année, « nous aurons au moins cinq exposants étrangers qui vont s’installer par la suite. Cela fait deux ans que ces investisseurs participent au Salon Marocuir et qu’ils manifestent leur intérêt pour le marché local. Cette année, ils ont décidé de s’installer au Maroc», a confié la présidente de la commission « Promotion FEDIC », Souhaila Mahlou.
Mais pour elle, la principale nouveauté de ce salon, présentée comme le moment phare de cette édition, sera sans doute la constitution de la Confédération africaine des industries du cuir en présence de plus de 15 opérateurs représentant  15 pays africains.
Soulignons, à ce propos, qu’« une journée sera consacrée à une réflexion en marge de ce salon pour porter sur les fonts baptismaux la Confédération africaine des industries du cuir », a déclaré Sory Kaba, membre du comité à l’initiative de la mise en place d’une Confédération africaine des industries du cuir. Et si « le potentiel est là », il a estimé qu’« il faut s’appuyer sur l’expérience marocaine ».
Pour cette édition, le salon prévoit aussi l’organisation d’un concours. Il s’agit d’un nouveau concept s’articulant autour de la chaussure, la maroquinerie et l’habillement qui s’adresse aux étudiants des écoles et instituts de mode qui désirent  participer à cette belle aventure. Avec un jury de professionnels composé notamment de designers, stylistes et blogueuses qui départagera les candidats.
Réparti en trois écosystèmes,  «chaussures», «maroquinerie et vêtements en cuir» et «tannerie et mégisserie», le secteur du cuir emploie aujourd’hui  environ 21.000 salariés de façon formelle et près de 10.000 personnes de manière informelle.
« Aujourd’hui, le secteur du cuir ; c’est 1,4 milliard de DH de valeur ajoutée, 5,8 milliards de DH de chiffre d’affaires et près de 2 milliards de DH d’exportation», a fait savoir le directeur des écosystèmes cuir à la FEDIC, Hichem Azmi, précisant que les trois écosystèmes représentent un marché local avoisinant respectivement 3,5 milliards de DH, 2,3 milliards de DH et 1,8 millirads
de DH.
Au cours de son intervention, il a également indiqué que le Maroc est le « 23ème exportateur mondial pour la chaussure, le 52ème pour la maroquinerie et vêtements en cuir et le 34ème pour tannerie et mégisserie ».
Selon les statistiques présentées par la Fédération marocaine des industrielles du cuir et qui établissent à 295 le nombre d’unités industrielles relevant du secteur du cuir, 58% de la production du secteur est destinée à l’export.
Il ressort ainsi que « la chaussure représente le produit phare avec 80% des exportations, les cuirs et les peaux ayant subi une opération de tannage arrivent en deuxième position avec 12%, enfin, les produits de maroquinerie et de vêtements en cuir représentent 8% des exportations ».
En dépit d’une concurrence forte, le secteur du cuir s’en sort plutôt bien grâce à des ressources humaines qualifiées, une croissance affichée des exportations pendant de longues périodes, entre autres. Il présente un certain nombre d’avantages concurrentiels que s’est empressé de souligner le président de la FEDIC.
En effet, « nous avons répertorié sept bonnes raisons d’investir dans le cuir : une matière première abondante, un savoir-faire ancestral, de nouvelles zones industrielles, un climat favorable, une proximité géographique avec les marchés cibles qui sont très importants, une volonté et des perspectives d’amélioration de l’environnement des affaires ainsi que le soutien, les incitations publiques en faveur du secteur par les pouvoirs publics et les acteurs de ce secteur», a noté Hamid Ben Rhrido.
Selon les organisateurs, le Salon « Marocuir » devrait attirer cette année quelque 6000 visiteurs professionnels, soit 2000 de plus que le nombre ciblé lors de la précédente édition.
Commentant le profil de ces derniers, Souhaila Mahlou a expliqué que « nous ciblons notamment des designers, des industriels, des acteurs du secteur informel que nous souhaitons tirer vers le formel, des associations, des institutionnels, de grands distributeurs de marques internationales et nationales ainsi que des investisseurs ».
Concernant les perspectives pour cette année, il est à noter que les professionnels réunis au sein de la FEDIC se fixent comme objectifs globaux des écosystèmes cuir : la création de plus de 35.000 emplois stables, l’augmentation de 7,5 MMDH de chiffre d’affaires dont 5,5 MMDH à l’export, la structuration du secteur en vue d’encourager le passage de l’informel vers le formel, l’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur ainsi que le développement des TPME et des PME.

Alain Bouithy
Mardi 18 Février 2020

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