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L’OMDH appelle à l’application du principe de la reddition des comptes

Préoccupation face à la privation d’un certain nombre de salariés de leurs droits sociaux




Le bureau exécutif de l’OMDH a exprimé son inquiétude et sa préoccupation pour la privation d’un certain nombre d'employés et de salariés de leur droit d’être inscrits à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) par leurs employeurs, et cette réalité a été clairement mise à nu lorsque les autorités compétentes ont entamé l’opération  d'indemnisation des salariés en arrêt du travail à cause de la pandémie.
Dans un communiqué rendu public à l’issue de sa réunion à distance dimanche dernier, le bureau exécutif de l’OMDH a considéré cette privation « comme une violation flagrante de la loi régissant la protection sociale, et il a exigé de l'autorité de tutelle (le ministère de l’Emploi et la CNSS) d’assumer ses responsabilités en veillant à l'application de la loi, à l’intensification des contrôles et des inspections dans toutes les professions et entreprises industrielles, de services, agricoles et libérales, ainsi que de mettre en œuvre le principe de reddition des comptes à l’égard des contrevenants ».
L’OMDH a également exprimé sa solidarité avec le barreau de Casablanca dans l’affaire de l’évacuation du cabinet d’un avocat à Casablanca sans tenir compte des dispositions légales et procédurales en vigueur, tout en insistant sur la nécessité de rendre publics les résultants del’enquête diligentée à ce propos et d’infliger les sanctions à l’encontre de ceux qui ont perpétré ces faits.
L’OMDH a aussi passé en revue la détérioration de la situation épidémiologique dans quatre communes relevant de la province de Kénitra après la découverte d’un cluster dont les victimes sont dans leur majorité des femmes travaillant dans des unités de conditionnement de fraises et dans quelques exploitations agricoles, tout en appelant à l’application du principe de la reddition des comptes à l’encontre des responsables de l’apparition de ce cluster.
L’OMDH a exprimé son étonnement quant à l’absence de la langue amazighe dans la loi concernant la CNIE. A cet égard, elle a appelé à l’application des dispositions constitutionnelles (qui considèrent que la langue amazighe est une langue nationale) et à la préservation de l’identité marocaine.
Concernant les « menaces de mort » proférées par un daechien sur le Net à l’égard de Mohammed Rafiki, cette ONG a vigoureusement condamné ces menaces et exprimé sa solidarité avec Rafiki. « L’OMDH exprime sa ferme condamnation des appels à l’excommunication, à l'extrémisme et à la violence qui constituent une violation flagrante des droits de l'Homme. Elle appelle à prendre les mesures nécessaires pour protéger la personne concernée, exige que les propriétaires des plateformes de réseaux sociaux ferment tous les comptes impliqués dans les campagnes de terrorisme et d’excommunication et les appels à l'extrémisme et à la violence et propose l’adoption d’une législation spéciale pénalisant l’excommunication et l'extrémisme », a mis en exergue le communiqué de l’OMDH.
Le Bureau exécutif a également réitéré son appel à la mise en place d’une loi réglementant l'asile, tout en exhortant l’Organisation des Nations unies, principalement le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à procéder au recensement de la population séquestrée dans les camps de Tindouf.
Par ailleurs, le bureau exécutif a décidé de reporter la réunion du Conseil national de l’OMDH jusqu’au 5 juillet prochain et a fixé l’ordre du jour de cette session ordinaire. Et en marge de cette réunion, un débat sera organisé sur la contribution de feu Abderrahmane El Youssoufi, l’un des fondateurs de l’OMDH, en matière de promotion de la culture des droits de l’Homme.

Vendredi 26 Juin 2020

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