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Cet ouvrage de 380 pages, réparti en six chapitres, aborde le concept de "nation" en tant que sentiment collectif où se fondent la mémoire, les gloires et les sacrifices communs.
Les auteurs y mettent en lumière le rôle du "récit national" dans l'articulation du passé, du présent et de l'avenir, transformant l'histoire en une "trame" inspirante qui renforce le sentiment du "Nous".
Paru aux éditions Bab Al Hikma, le livre examine les mécanismes de formation de l'identité nationale, entre géographie, anthropologie et représentations collectives, afin de répondre à la question de ce qu’est une nation, de ses composantes et des processus de sa construction.
A cette occasion, le chercheur et écrivain Hassan Tarik a indiqué que cet ouvrage s’inscrit dans une réflexion autour du "récit national", à travers la déconstruction de "la manière dont sont représentées notre Histoire et notre existence en tant qu’Etat", tout en mobilisant les représentations collectives qui encadrent la notion d’identité chez les Marocains depuis au moins un siècle.
Malgré sa forte présence dans le débat public et son ancrage dans le sens commun, la question du récit national demeure complexe, a-t-il souligné, appelant à une prise de distance critique et à une approche scientifique et rigoureuse, nourrie par la richesse des références théoriques existantes.
Ce travail est le fruit d’un croisement entre deux écoles, celle de l’Histoire et celle de la science politique, a ajouté l’auteur, précisant que l’enjeu ne portait pas uniquement sur le projet lui-même, mais également sur la méthodologie, à travers l’adoption de deux approches complémentaires: celle de l’historien et celle du politologue.
De son côté, l’historien et écrivain Tayeb Biad a affirmé que cet ouvrage s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un projet commun fondé sur l’exploitation d’apports théoriques et méthodologiques issus de deux champs disciplinaires distincts, l’Histoire et la science politique, dans le but de contribuer à structurer un débat public sur le récit national et les questions identitaires.
Cette question concerne toutes les composantes de la société, notamment à l’heure où les débats sur l’identité et les récits nationaux se multiplient sur les réseaux sociaux, a-t-il relevé, estimant que cet ouvrage répond à l’appel à une implication des universitaires dans leur double responsabilité, scientifique et éthique, en mobilisant leurs travaux pour appréhender les complexités du monde contemporain.
Le débat autour de l’identité et du récit national interpelle l’ensemble des citoyens, ce qui rend nécessaire son encadrement sur des bases scientifiques solides, a rappelé l'historien, notant que cet ouvrage s’inscrit dans cette perspective, en proposant des éléments d’analyse visant à ouvrir de nouvelles pistes de réflexion.









