Enfin. Cela faisait trop longtemps que le Onze national ne s'était pas risqué à se montrer en public. Cela faisait encore plus longtemps qu'il ne s'était pas avisé à gagner. Il était temps pour le président de la fédé comme pour le ministre tuteur de goûter à la victoire. Depuis qu'ils sont là, ils n'en ont jamais vu la couleur. Il était temps. Et la victoire est là. Il faut s'en réjouir pleinement tout comme ce "commentateur" d'Arriyadia qui s'égosillait et s'extasiait tout au long de la rencontre, portant aux nues notre si bien-aimé Onze national composé d'une "constellation de stars" subitement animées d'une rage de vaincre exemplaire, mais oubliant surtout que l'adversaire d'en face n'a jamais été une référence en la matière et que, le pauvre s'est vu contraint d'évoluer, pendant pratiquement toute la deuxième mi-temps, en infériorité numérique.
On a battu la Guinée Equatoriale et c'est l'essentiel. Peu importe, si malgré la grosse monopolisation du ballon, l'on n'a marqué qu'après avoir sué sang et eau, deux petits buts et non sans avoir été les premiers à encaisser de manière aussi naïve que stupide.
Oublions. N'est-ce pas que l'on a gagné ? Oublions surtout que ce match, censé être celui des retrouvailles s'est déroulé en l'absence d'un certain Gerets qui se fait toujours désirer. Qu'à cela ne tienne ! Il y a la vidéo. Il y a les C.D et les nouvelles technologies.
Et qui sait peut-être que, de la sorte, l'entraîneur-sauveur pourrait depuis la lointaine Arabie, procéder par manette. Un Onze national à la play station. Ce serait la solution. Pourquoi pas ?