En dépit de toutes les marches observées par les citoyens de Fès contre l’état de sécurité, et nonobstant les insultes proférées en guise de persuasion par les éléments de la police à l’encontre des agresseurs arrêtés récemment, la série des agressions des citoyens continue de plus belle. Samedi vers 14h30 à Bab Ftouh, un citoyen a été attaqué par deux jeunes agresseurs munis d’armes blanches, au vu et au su de tout le monde. Les deux criminels ont dérobé 1300 dh à un directeur d’établissement scolaire. Il était sur le point de prendre un petit taxi, lorsque les deux malfrats ont perpétré leur forfait, comme s’ils savaient que rien n’allait se passer à cette heure de la journée. Pas la moindre présence policière sur place.
Quant aux autres citoyens, désarmés devant de telles situations itératives, ils ont depuis longtemps cessé d’intervenir, puisque, se disent-ils, « même la police ne veut pas mettre la main à la pâte, pourquoi nous ? ».
Le comble est que le citoyen en question est allé porter plainte auprès du plus proche poste de police à Bab Ftouh, mais la réaction des responsables fut timide, sinon glaciale, comme si de rien n’était. Bien évidemment, l’habitude est également meurtrière, car à force de plaintes de ce genre, les policiers se contentent de les enregistrer, alors qu’il était encore possible de porter secours à la victime qui a pourtant reconnu les visages de ses agresseurs.