-
La France ne reçoit pas de leçons de la réaction internationale, en référence à Rome et Washington
-
Industrie européenne : Bruxelles retarde son projet de relance du «made in Europe»
-
80% des nouveaux emplois créés depuis 2024 occupés par des immigrés
-
Trump augmente sa nouvelle taxe douanière à 15% après le revers infligé par la Cour suprême
Cette décision intervient à la suite des demandes répétées de la communauté internationale pour desserrer le strict blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis quatre ans après la capture d'un de ses soldats, et renforcé un an plus tard avec la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin 2007.
Ces pressions s'étaient fortement accrues depuis un assaut de la marine israélienne le 31 mai contre une flottille humanitaire internationale qui tentait de «briser» ce blocus. Le raid a coûté la vie à neuf civils turcs et déclenché de nombreuses protestations dans le monde.
Quelque 80% des habitants de la bande de Gaza (1,5 million) dépendent de l'aide internationale. Au terme de deux jours de discussions, le cabinet de sécurité, qui regroupe la moitié du gouvernement de Benjamin Netanyahu, a décidé de «faciliter le système selon lequel les biens à usage civil entrent à Gaza et d'élargir l'accès aux matériaux pour des projets civils qui sont sous supervision internationale», selon le bref communiqué. En revanche, le gouvernement veut «poursuivre les procédures de sécurité existantes pour prévenir l'entrée d'armes et de matériel de guerre», a souligné le texte.
Il ne précise pas quelles mesures immédiates il envisage, renvoyant à de futures réunions «dans les jours qui viennent». Mais M. Netanyahu a déjà prévenu que le blocus maritime serait maintenu.
Le cabinet de sécurité, appelle en outre de nouveau la communauté internationale à œuvrer pour la libération de son soldat Gilad Shalit, capturé par un commando palestinien en juin 2006 et aux mains du Hamas à Gaza. Lors d'une réunion lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont affirmé avoir reçu des indications sur un assouplissement rapide du blocus «inacceptable» de Gaza et se sont dits prêts à aider à un nouveau mécanisme de contrôle des marchandises à destination du territoire palestinien.
L'envoyé spécial du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU), Tony Blair a déclaré à cette réunion avoir obtenu «un accord de principe» pour un assouplissement du blocus.
Selon les médias israéliens, les nouvelles règles devraient prévoir l'établissement d'une «liste noire» de quelque 120 produits ou matériaux interdits, susceptibles d'utilisation à des «fins militaires», tandis que le reste serait libre d'entrée à Gaza.












